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22 février 2012

"L'argent n'a pas d'odeur"


… Et voilà par quel homme la France est gouvernée !
Que dis-je, gouvernée ? Possédée souverainement ! Et chaque jour, et tous les matins, par ses décrets, par ses messages, par ses harangues, par toutes les fatuités inouïes qu’il étale dans le Moniteur, cet émigré, qui ne connaît pas la France, fait la leçon à la France ! et ce faquin dit à la France qu’il l’a sauvée ! Et de qui ? D’elle-même ! Avant lui la providence ne faisait que des sottises ; le bon Dieu l’a attendu pour tout remettre en ordre ; enfin il est venu !
Depuis trente-six ans il y avait en France toutes sortes de choses pernicieuses : cette « sonorité », la tribune ; ce vacarme, la presse ; cette insolence, la pensée ; cet abus criant, la liberté ; il est venu, lui, et à la place de la tribune il a mis le sénat ; à la place de la presse, la censure ; à la place de la pensée, l’ineptie ; à la place de la liberté, le sabre ; et de par le sabre, la censure, l’ineptie et le sénat, la France est sauvée ! Sauvée, bravo ! Et de qui, je le répète ?
D’elle-même ; car, qu’était-ce que la France, s’il vous plaît ? C’était une peuplade de pillards, de voleurs, de jacques, d’assassins et de démagogues. Il a fallu la lier, cette forcenée, cette France, et c’est [X] qui lui a mis les poucettes.
Maintenant elle est au cachot, à la diète, au pain et à l’eau, punie, humiliée, garrottée, sous bonne garde ; soyez tranquilles, le sieur [X], gendarme à la résidence de l’Élysée, en répond à l’Europe ; il en fait son affaire ; cette misérable France a la camisole de force, et si elle bouge :… – Ah ! Qu’est-ce que c’est que ce spectacle-là ? Qu’est-ce que c’est que ce rêve-là ? Qu’est-ce que c’est que ce cauchemar-là ?
D’un côté une nation, la première des nations, et de l’autre un homme, le dernier des hommes, et voilà ce que cet homme fait à cette nation ! Quoi ! il la foule aux pieds, il lui rit au nez, il la raille, il la brave, il la nie, il l’insulte, il la bafoue ! Quoi ! Il dit : il n’y a que moi ! Quoi ! Dans ce pays de France où l’on ne pourrait pas souffleter un homme, on peut souffleter le peuple ! Ah ! Quelle abominable honte ! Chaque fois que [X] crache, il faut que tous les visages s’essuient ! Et cela pourrait durer ! Et vous me dites que cela durera !


NON ! NON ! NON ! Par tout le sang que nous avons tous dans les veines, non ! Cela ne durera pas ! Ah ! Si cela durait, c’est qu’en effet il n’y aurait pas de Dieu dans le ciel, ou qu’il n’y aurait plus de France sur la terre !

Victor Hugo - Extrait de « Napoléon le Petit »

[X] est Louis Napoléon Bonaparte qui se fera Napoléon III - On connait la fin...Sedan !

Le changement c’est maintenant !

03 novembre 2011

La guerre de Paris aura-t-elle lieu ?

Alors que tout le parti est en ordre de marche derrière François Hollande après son investiture à la Halle Freyssinet du 22 octobre dernier, le conflit qui oppose Rachida Dati et François Fillon dans la perspective des législatives 2012 à Paris est encore monté d'un cran et tourne à la guerre de tranchées.


En effet, l’ex-ministre de la Justice, députée européenne, actuelle maire du VIIe arrondissement et le Premier ministre de Sarkozy s’écharpent pour obtenir la 2ème circonscription de Paris qui englobe les Ve, VIe et une partie du VIIe arrondissement. L’une pour éviter son transfert dans le XVe arrondissement, l’autre pour entamer une ascension qui le mènera - espère t-il - à la Mairie de Paris.

Ambiance : « Fillon se cherche une circonscription de confort » a déclaré Rachida Dati en marge des journées UMP de Tours, « les états d’âme de Dati, je m’en contrefous » a-t-il répondu devant quelques proches, ajoutant : « Elle est complètement fêlée ! On lui a tout donné, et elle se permet de donner des leçons de courage. Mais je serai candidat où je veux, et elle n’aura rien à dire. Elle volera comme une mouche » (Le Canard Enchaîné du 26/10).
Le tout sous l’oeil amusé de Jean François Copé qui compte les points et qui prétend jouer les médiateurs. Cet affrontement commence à faire désordre dans les rangs de l’UMP.
Nombreux sont les élus et militants qui trouvent que cette affaire parisienne empoisonne l’atmosphère et détourne des objectifs actuels qui sont de démonter coûte que coûte le projet du parti socialiste et de reprendre la première place sur le plan médiatique. Le « motodidacte » maire de Nice, Christian Estrosi, s'est même fait le porte-parole du ras-le-bol des provinciaux : « Depuis quelques semaines, Paris continue à agiter notre famille politique, ce qui désespère les militants », a-t-il déploré dans les colonnes du Figaro, se plaignant que toute la famille UMP soit « polluée par le système parisien ».

A l’heure où l’équipe constituée autour de François Hollande est contrainte de revoir les bases économiques du projet, compte tenu de la crise, de la croissance prévue pour 2012 et de l’état de déliquescence dans lequel se trouvera la France après 5 années de sarkozysme, force est de constater que l’unité se trouve actuellement dans les rangs socialistes et non dans ceux de la majorité sortante.
 
Texte rédigé par Frédéric Penalver

25 mai 2011

Guéant, un soldat sur le Front

Chaque semaine ou presque, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, lâche une petite phrase destinée à plaire aux électeurs du Front National dont la droite - dite républicaine - veut s’attirer les bonnes grâces pour les prochaines présidentielles ».
Il a déclaré le 22 mai dernier au micro d’Europe 1 : « Contrairement à une légende, il est inexact que nous ayons besoin de talents, de compétences (issus de l’immigration). Il y a de l’ordre de 2 000 personnes qui viennent à ce titre. Mais on n’a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants. Il y a en France de la ressource parmi les Français ».
Comme cela fleure bon le discours lepéniste et son crédo « La France aux Français ».
Guéant tient des propos racistes que ne sauraient renier les tenants de l’extrême droite.
Dans sa volonté de réduction de l’immigration légale (passer de 200 000 à 180 000 le nombre d’immigrés légaux), et prenant prétexte du « communautarisme » (sic) et de l’échec de l’intégration (qu’il fait peser au demeurant sur les enfants d’immigrés et non sur les différents ratages politiques dans ce domaine), le ministre de l’Intérieur, en s’attaquant à l’embauche des étrangers en France, stigmatise non seulement une fois de plus les étrangers, mais crée de surcroît une discrimination entre les étrangers d’origine européenne et les autres : « le quart des étrangers qui ne sont pas d’origine européenne sont au chômage, les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés ».
Plutôt que de chercher les vraies causes de cet échec, notamment dans l’inégalité des conditions d’études selon les catégories sociales ou dans l’affaiblissement du système éducatif pour des raisons budgétaires, M. Guéant crée une fois de plus l’amalgame et la division et alimente la peur de l’étranger.

Trop de maçons et de serveurs immigrés ?
M. Guéant prétend que la France « n’a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants » venus de l’étranger.
Ce n’est pas du tout l‘avis des employeurs qui reconnaissent régulièrement rencontrer des difficultés de recrutement dans ces secteurs, difficultés liées en grande partie aux dures conditions de travail, aux faibles salaires, aux horaires, etc.
De plus, en sa qualité d’ex-directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et d’ancien secrétaire général de l’Elysée, il sait parfaitement que l’Etat français a signé plusieurs accords bilatéraux sur la gestion des flux migratoires avec différents pays (notamment avec le Sénégal en 2006, la Tunisie en 2008 et le Cameroun en 2009) qui prévoient justement l’arrivée en France de milliers d’étrangers dont plus de la moitié de salariés sur des métiers en tension (des listes de métiers sont établies sous la houlette du Medef, où figurent entre autres le bâtiment et la restauration et sont intégrées à ces accords).

Alors, s’agissant de l’immigration légale, de deux choses l’une : ou bien M. Guéant souffre d’amnésie, au point d’en oublier les accords votés ces dernières années au Parlement et qui constituent l’armature de la politique migratoire de la France, ou bien, dans son rôle de petit soldat du sarkozysme en mission pour 2012, il fait fi du passé, pour mieux caresser dans le sens du poil les électeurs du FN ?
Dans les deux cas, cela ne renforce ni son image de ministre, ni les valeurs que l’on est en droit d’attendre d’une droite – dite républicaine !
 
Texte rédigé par Frédéric Penalver

08 novembre 2010

La phrase du jour

" Je dis que Nicolas Sarkozy est aujourd'hui un des problèmes de la France et parmi les principaux problèmes qu'il faut régler et qu'il est temps que la parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 soit refermée".

Dominique de Villepin au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien

31 janvier 2010

Dérapage raciste à l'UMP

«C'est assez surprenant la liste socialiste du département. Elle est conduite par Monsieur Soumaré. Dans un premier temps, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG. Mais non, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel, ça change tout».
Devinez de qui peut elle venir cette déclaration ? de Jean marie Le pen ou sa fille Marine...
Non absolument pas, l’auteur est le maire UMP de Franconville dans le val d’Oise à l’occasion d’un meeting pour les régionales en île de France, en compagnie de Valery Pecresse tête de liste UMP, Xavier Bertrand et Rama Yade symbole de la diversité pour la droite en bonus.

Ces derniers avec d’autre élus de la droite ne cessent de s’émeuvoir des déclarations de George Frêche contre notre ami Laurent Fabius et ils ont raison par principes républicains.

Aujourd’hui ,à leur tour, ils assistent en direct à un dérapage de même nature de la part d’un élu UMP , ils ont entre les mains leur "George Frêche".
Réduire Laurent Fabius en le renvoyant à ses origines ou Ali Soumaré à sa couleur n’est qu’antisémitisme et racisme.

Messieurs les responsables de l’ump vous n’avez pas été capable de lever un petit doigt pour condamner les propos de ce maire irresponsable...
Pire la salle s’est esclaffé de rire à l’annonce de ces propos.
Où sont vos valeurs de la République.
Au nom de ces valeurs, qui sont les nôtres ,aussi ,le parti socialiste, Martine Aubry en tête, a réagit vivement aux déclarations de Frêche on lui opposant une liste alternative.

A cette déclaration publique, nous demandons des excuses publiques de la part du maire de Franconville, et des condamnations fermes de la part de l’UMP.



Texte rédigé par Sayah Jalouali, délégué Fédéral à la lutte contre les discriminations.