« Le Comité Départemental de l’Education Nationale qui s’est réuni le jeudi 23 février dernier à Rouen marque un nouveau tournant dans l’escalade de casse éducative du gouvernement.
La position commune et sans précédent des enseignants, des parents d’élèves et des élus de toute sensibilité, notamment du Département, a contraint les représentants du gouvernement à geler l’application de la carte scolaire qui prévoyait 70 fermetures de classes maternelles et élémentaires, la disparition programmée des RASED, la suppression de l’équivalent de 54 postes dans les collèges. Autant de mauvais coups
portés à l’éducation de nos enfants !
Je soutiens le mouvement du CDEN qui a refusé de jouer le rôle d’instance de concertation plutôt que de contestation , de chambre d'enregistrement de décisions contraires à l'intérêt des élèves de notre département.
Les 8 heures de débat avec les représentants du gouvernement ont permis d’obtenir trois points que j’approuve :
- l'engagement de demander au Ministre de réviser les mesures proposées et d’affecter des moyens supplémentaires à l'éducation, dans un département déjà affecté par de nombreuses difficultés ;
- la nouvelle présentation d’une carte scolaire par l'Inspecteur d'Académie lors d’un CDEN le 21 mars prochain à 17h ;
- l'engagement de l'Inspecteur d'Académie à réorganiser, avant ce prochain CDEN, dans chaque circonscription d'inspection, de nouvelles instances locales de Concertation (ILCERE).
Devant ces coups de butoir, chaque année répétés, je demande au Gouvernement un plan global de rattrapage sur 5 ans à établir en concertation avec les organisations représentatives syndicales, les associations de parents d’élèves et les collectivités locales concernées ».
Local de la Section : 23 place de la République à Elbeuf. Permanences le samedi de 10H00 à 12H00
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24 février 2012
25 janvier 2012
Pétroplus, souvenir d'un ancien salarié
Une vision de la raffinerie de Petit-Couronne, certes idéalisée.
Mais de « La Luciline » à Pétroplus, pendant plus d’un siècle, quatre générations de raffineurs ont œuvré sur ce site avec expertise et passion.
Il avait été développé dans la première moitié du XXième siècle par les Deutsche de la Meurthe, famille d’industriels, mécènes et philanthropes.
Bien évidemment et sans regret ni nostalgie, l’époque du paternalisme est révolue aujourd’hui.
Aujourd’hui : Pétroplus a commencé son démantèlement, avec la mise en vente de la raffinerie de Petit-Couronne, a laissé le personnel et ses représentants sans information, indique n'être plus en mesure de rembourser ses dettes qui s'élèvent à 1,75 milliard de dollars et va demander sa mise en faillite.
Contactée par l'AFP, la Direction du groupe a indiqué qu’elle n'était pas dans l'immédiat joignable pour donner de plus amples informations.
Anciens et plus jeunes collègues, poursuivez l’expression de votre compétence, de votre détermination, pour que cesse la casse de notre industrie du fait de l’application brutale d’une implacable logique financière, pour que cette usine continue de vivre, pour que son personnel soit traité avec tout le respect qui lui est dû.
Face au comportement de la direction de Pétroplus et de trop d’entreprises à l’égard de leur personnel, la proposition de François Hollande, de créer un label « social » à destination des entreprises «vertueuses » envers leurs salariés prend toute sa dimension !
Texte rédigé par Jean-Pierre BOUMEZIREN
21 janvier 2012
Pétroplus à vendre
Encore une fois, la direction de Pétroplus a bafoué les régles fondamentales du dialogue nécessaire, indispensable et réglementaire avec les représentant syndicaux et les salariés de l'entreprise.
Informé par la presse, les salariés ont appris comme l'ensemble des personnes en lutte pour le maintien de l'activité, que l'entreprise Pétroplus allait mettre en vente l'usine de Petit Couronne.
"La priorité est d'avoir le plus rapidement possible un rendez-vous avec Eric Besson pour trouver un repreneur", a déclaré Nicolas Vincent, coordinateur CGT et porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.
De nombreux élus et militants socialistes ont manifesté ce vendredi par leur présence à cette annonce leur soutien.
Et de noter le piége dans lequel nos amis du Front de gauche sont tombés, celui de la division politique à contrario de l'unité syndicale.
La responsabilité des socialistes pour les salariés est de montrer l'unité des élus de gauche. C'est ce message qui a été défendu et qui continuera à être la feuille de route des socialistes.
Informé par la presse, les salariés ont appris comme l'ensemble des personnes en lutte pour le maintien de l'activité, que l'entreprise Pétroplus allait mettre en vente l'usine de Petit Couronne.
"La priorité est d'avoir le plus rapidement possible un rendez-vous avec Eric Besson pour trouver un repreneur", a déclaré Nicolas Vincent, coordinateur CGT et porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.
De nombreux élus et militants socialistes ont manifesté ce vendredi par leur présence à cette annonce leur soutien.
Et de noter le piége dans lequel nos amis du Front de gauche sont tombés, celui de la division politique à contrario de l'unité syndicale.
La responsabilité des socialistes pour les salariés est de montrer l'unité des élus de gauche. C'est ce message qui a été défendu et qui continuera à être la feuille de route des socialistes.
15 janvier 2012
Pétroplus, entretien avec un salarié.
Dés les premiers jours, les socialistes ont soutenu le mouvement des salariés de l'entreprise Pétroplus situé à Petit Couronne.
De nombreux elbeuviens travaillent dans cette entreprise et dans les entreprises sous traitantes.
Ce soutien a d'ailleurs été rappelé par Djoudé Merabet et Didier Marie à l'occasion des voeux de la section du Parti Socialiste d'Elbeuf.
Nous avons souhaité entendre Eric Bilyk, délégué syndical de l'entreprise trés impliquée dans la lutte.
Quelles sont d'aprés vous les raisons qui expliquent les difficultés que connait Pétroplus actuellement?
Les raisons sont apparement assez simples. Petroplus n'as plus de liquidités pour permettre à l'entreprise d'acheter du brut. Or, une raffinerie sans brut ne sert à rien.
Alors, comment les dirigeants de Pétroplus en sont ils arrivés là?
Les marges de gain se sont ecroulées en Europe. Les grand groupes nous disent que c'est à cause d'une surcapacité de production en Europe et d'une baisse de la consommation, les raffineries ne fonctionnant qu'à 60%.
Comment nous expliquent ils alors que la consommation française est de 90 millions de tonnes et que l'on soit obligé d'importer 40 millions de tonnes.
Pétroplus est un raffineur et ne posséde pas de petrole à lui. On est donc tributaire à 100% du marché. Nous n'avons pas non plus de distribution.
On dépend donc des autres en amont et en aval. Les salariés sont donc coincés et entiérement tributaire du marché.
L'intersyndicale est trés mobilisé : Des propositions ont été faites. Quelles sont-elles?
Nous avons la chance de pouvoir fonctionner en intersyndicale et en bonne intelligence. Pour nous l'intersyndicale, il est clair que notre avenir ne passe plus par Petroplus. Il nous faut un repreneur sérieux et non speculatif !!
Un repreneur qui doit etre capable d'injecter 160 à 180 millions pour faire redémarrer la raffinerie (visites légales pour avoir les autorisations de raffiner et remise en état du site avant redémarrage ( entre 4 et 6 mois).
Plusieur piste sont possibles.
Tous les services de l'état se disent préoccupés par notre sort et mobilisent leur energie à nous sauver.
Attendons donc de voir si c'est vrai ou si ce n'est que de l'agitation électorale (cela est vrai aussi pour le futur gouvernement).
Il est vrai qu'il ne faut pas que cela s'éternise car le chômage technique s'approche et l'argent est le nerf de la guerre.
03 janvier 2012
Petroplus à Petit-Couronne : Laurent Fabius interpelle le Premier Ministre
Question écrite de Laurent FABIUS au Premier Ministre (28 décembre 2011) :
M. Laurent FABIUS (Seine-Maritime) interpelle le Premier Ministre sur la situation gravissime de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne avec ses 550 salariés et ses nombreux sous-traitants.
Les difficultés du groupe, premier raffineur indépendant d’Europe basé en Suisse, s’accumulent.
A la suite du refus des banques d’accorder une ligne de crédit essentielle le 27 décembre 2011 à Petroplus, l’avenir de son site seino-marin, déjà fragilisé par l’annonce à l’automne de la fermeture de l’unité d’huile qui toucherait 125 salariés, est très gravement menacée.
M. Laurent FABIUS souhaite avec force que le Premier Ministre intervienne dans les prochaines heures auprès des banques françaises partenaires de Petroplus et qui ont été largement soutenues dans le passé pour que soient accordées les liquidités indispensables.
Il souligne dans ce contexte la duperie que constitue le discours présidentiel sur une prétendue politique industrielle française et l’interroge sur contenu réel du « développement de l’Axe-Seine » alors même que s’accumulent à proximité du fleuve les sinistres industriels, notamment la casse de M-Réal (330 salariés) à Alizay dans l’Eure.
Dans ces conditions, M. Laurent FABIUS demande au Premier Ministre de se saisir en urgence absolue de la situation de Petroplus Petit-Couronne et de lui préciser les mesures qu’il entend prendre en France et proposer en Europe pour éviter cette nouvelle catastrophe pour l’industrie et l’emploi en Haute-Normandie.
M. Laurent FABIUS (Seine-Maritime) interpelle le Premier Ministre sur la situation gravissime de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne avec ses 550 salariés et ses nombreux sous-traitants.
Les difficultés du groupe, premier raffineur indépendant d’Europe basé en Suisse, s’accumulent.
A la suite du refus des banques d’accorder une ligne de crédit essentielle le 27 décembre 2011 à Petroplus, l’avenir de son site seino-marin, déjà fragilisé par l’annonce à l’automne de la fermeture de l’unité d’huile qui toucherait 125 salariés, est très gravement menacée.
M. Laurent FABIUS souhaite avec force que le Premier Ministre intervienne dans les prochaines heures auprès des banques françaises partenaires de Petroplus et qui ont été largement soutenues dans le passé pour que soient accordées les liquidités indispensables.
Il souligne dans ce contexte la duperie que constitue le discours présidentiel sur une prétendue politique industrielle française et l’interroge sur contenu réel du « développement de l’Axe-Seine » alors même que s’accumulent à proximité du fleuve les sinistres industriels, notamment la casse de M-Réal (330 salariés) à Alizay dans l’Eure.
Dans ces conditions, M. Laurent FABIUS demande au Premier Ministre de se saisir en urgence absolue de la situation de Petroplus Petit-Couronne et de lui préciser les mesures qu’il entend prendre en France et proposer en Europe pour éviter cette nouvelle catastrophe pour l’industrie et l’emploi en Haute-Normandie.
23 décembre 2011
Touche pas à ma Poste : Pour la défense des services publics en milieu rural
Le combat de Dominique Chauvel vice Présidente du Département et maire de Sotteville sur Mer pour la défense de la présence postale en milieu rural continue.
Après le rejet du référé par le Tribunal de Rouen initié par le Groupe La poste, le collectif souhaite reprendre le dialogue avec la Direction concernant la réduction des horaires du bureau de FONTAINE-LE-DUN.
Malheureusement, le constat est tout autre puisque la Direction a décidé de fermer jusqu’à nouvel ordre le bureau de FONTAINE-LE-DUN.
Aprés une occupation symbolique, le bureau a été libéré mercredi matin à 7h00 et un constat d’huissier a été fait devant témoins ne constatant aucune dégradation.
Le bureau a été rendu dans le même état que lundi matin jour du début de l’occupation.
Dominique Chauvel en appelle maintenant à la responsabilité du Directeur Régional et lui demande comme
elle le fait maintenant depuis de longues semaines de renouer le dialogue et la concertation avec les habitants de ce canton qu'elle représente avec de nombreux élus, commerçants et citoyens.
Sur ce sujet, la droite locale est extraordinairement sourde aux revendications de nombreux acteurs locaux et surtout d'habitants de ce territoire.
Il est vrai que le député local n'est pas à une contradiction prés en se parant de la cape de l'élu de proximité et en votant à l'Assemblée Nationale avec l'UMP les lois qui détricotent les services publics.
26 juillet 2011
Famine dans la Corne de l'Afrique
Communiqué de Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme
Le Parti socialiste se félicite que des premières mesures d'urgence aient été prises pour répondre à la situation catastrophique des populations de la Corne d'Afrique, comme il l'avait déjà réclamé le 19 juillet dernier.
Les 500 premiers millions débloqués restent néanmoins très insuffisants au regard des 1,2 milliards jugés nécessaires par la FAO. La communauté internationale, et les pays riches en particulier, doivent donc redoubler d'efforts pour stopper la machine infernale de la mort qui menace toujours près de 12 millions de personnes.
Dés mercredi, la réunion des donateurs de Nairobi doit avancer en ce sens.
Les mesures d'urgences sont indispensables pour acheminer les vivres de premières nécessités et l'eau potable, mais aussi pour assurer la dignité de centaines de milliers de réfugiés de la faim.
Le Parti socialiste appelle à la mobilisation de toutes les nations et de tous les moyens disponibles au sein des institutions financières internationales pour engager au plus vite un grand programme de développement qui favorise les investissements dans l'agriculture maîtrisée par les populations, l'élevage pérenne et l'irrigation. Les terres cultivables des pays les plus pauvres doivent être destinées prioritairement aux cultures permettant d’assurer l’autosuffisance alimentaire des peuples.
Il est temps d'élaborer de nouveaux mécanismes de régulation internationale et de nouvelles règles pour les échanges commerciaux et la coopération avec les pays du Sud.
Cette stratégie de développement implique que soient empêchés les accaparements de terres mises en œuvres par des multinationales, voire par d'autres États, qui privent les populations de leur souveraineté agricole.
La situation révoltante de la Corne d'Afrique est une source de graves déséquilibres sur lesquels prospèrent les pires obscurantismes dans la sous-région.
Combattre le famine est un devoir moral mais aussi une nécessité politique car il n'y aura pas de sécurité durable, au Nord comme au Sud, s'il n'y a pas de développement partagé sur la planète.
Le parti socialiste rappelle ses engagements pour que la France propose un nouveau modèle de développement, tourné vers le bien-être et permettant la paix (http://www.parti-socialiste.fr/document/les-propositions-adoptees-par-le-bureau-national-du-ps%20).
Le Parti socialiste se félicite que des premières mesures d'urgence aient été prises pour répondre à la situation catastrophique des populations de la Corne d'Afrique, comme il l'avait déjà réclamé le 19 juillet dernier.
Les 500 premiers millions débloqués restent néanmoins très insuffisants au regard des 1,2 milliards jugés nécessaires par la FAO. La communauté internationale, et les pays riches en particulier, doivent donc redoubler d'efforts pour stopper la machine infernale de la mort qui menace toujours près de 12 millions de personnes.
Dés mercredi, la réunion des donateurs de Nairobi doit avancer en ce sens.
Les mesures d'urgences sont indispensables pour acheminer les vivres de premières nécessités et l'eau potable, mais aussi pour assurer la dignité de centaines de milliers de réfugiés de la faim.
Le Parti socialiste appelle à la mobilisation de toutes les nations et de tous les moyens disponibles au sein des institutions financières internationales pour engager au plus vite un grand programme de développement qui favorise les investissements dans l'agriculture maîtrisée par les populations, l'élevage pérenne et l'irrigation. Les terres cultivables des pays les plus pauvres doivent être destinées prioritairement aux cultures permettant d’assurer l’autosuffisance alimentaire des peuples.
Il est temps d'élaborer de nouveaux mécanismes de régulation internationale et de nouvelles règles pour les échanges commerciaux et la coopération avec les pays du Sud.
Cette stratégie de développement implique que soient empêchés les accaparements de terres mises en œuvres par des multinationales, voire par d'autres États, qui privent les populations de leur souveraineté agricole.
La situation révoltante de la Corne d'Afrique est une source de graves déséquilibres sur lesquels prospèrent les pires obscurantismes dans la sous-région.
Combattre le famine est un devoir moral mais aussi une nécessité politique car il n'y aura pas de sécurité durable, au Nord comme au Sud, s'il n'y a pas de développement partagé sur la planète.
Le parti socialiste rappelle ses engagements pour que la France propose un nouveau modèle de développement, tourné vers le bien-être et permettant la paix (http://www.parti-socialiste.fr/document/les-propositions-adoptees-par-le-bureau-national-du-ps%20).
21 juin 2011
Communiqué de Marylise Lebranchu "La sécurité est et doit rester de la responsabilité de l’État"
Lors d’un colloque organisé à Nice le 16 juin, le ministre de l’intérieur Guéant a évoqué le rapprochement entre police nationale et polices municipales. Pour Marylise Lebranchu, présidente de la fédération des élus socialistes et républicains, ancienne Garde des Sceaux, « c’est avant tout un aveu d’échec des politiques de sécurité menées par la droite depuis 2002. Après avoir diffamé les maires socialistes l’été dernier, Christian Estrosi les appelle à l’aide ! »
Francis Lec, délégué national Sécurité-Justice de la fédération des élus socialistes et républicains, confirme l’agacement des maires de gauche : « Entre polices municipales et nationales, le partenariat, oui, le transfert, non. »
À cause des politiques de restriction d’effectifs de police imposés par la droite à l’État, les communes, y compris de gauche, ont déjà beaucoup compensé. Francis Lec constate : « Nombreux sont les maires qui ont demandé des renforts de Police Nationale à leur préfet sans la moindre réponse.
Les maires se retrouvent souvent seuls face aux problèmes de sécurité.
Pendant que la droite tient conférence, les maires de gauche agissent. »
Marylise Lebranchu le rappelle, « depuis 2002, la droite a réduit de 10.000 les effectifs actifs de la Police Nationale. » Pour elle, « ce n’est pas qu’une logique budgétaire.
Comme pour d’autres services publics, elle organise son impuissance pour préparer le terrain pour des polices privées. »
Marylise Lebranchu dénonce les orientations même de la politique de sécurité de la droite : « la politique du chiffre imposée par la droite aux policiers et aux gendarmes les a détournés des objectifs des vrais enjeux de sécurité.
Pour la droite, toutes leurs interventions doivent se conclure par des mises en cause, alors que la tranquillité des habitants se résume dans beaucoup de cas à de la présence et à du dialogue.
Aujourd’hui, c’est souvent la police municipale qui maintient cette présence et ce dialogue. »
Sur les questions de statut des policiers municipaux, Francis Lec insiste sur la diversité des solutions retenues par les communes : « Les maires socialistes et républicains trouvent des solutions adaptées aux questions de sécurité auxquels ils font face, qui sont très différentes selon les territoires.
Ils sont très attachés à leurs personnels de Police Municipale, et ils ne veulent pas les transformer en supplétifs de la Police Nationale. »
Marylise Lebranchu complète : « C’est la confusion des genres et des responsabilités qui est la plus dangereuse pour la sécurité. Les Polices Municipales ont des prérogatives limitées par la loi. L’enjeu, ce n’est pas de faire faire aux policiers municipaux ce qu’ils ne sont pas censés faire ou de leur donner l’apparence de policiers nationaux. L’enjeu, c’est de régler les troubles au plus tôt, que ce soit des troubles de voisinage, de l’ivresse sur la voie publique ou des actes de délinquance. Pour cela, il faut que le préfet considère le maire comme un véritable partenaire. Et que la Police Nationale ait des effectifs suffisants pour qu’elle vienne quand on l’appelle. »
Elle rappelle que le projet socialiste pour 2012 prévoit la création de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires.
Francis Lec, délégué national Sécurité-Justice de la fédération des élus socialistes et républicains, confirme l’agacement des maires de gauche : « Entre polices municipales et nationales, le partenariat, oui, le transfert, non. »
À cause des politiques de restriction d’effectifs de police imposés par la droite à l’État, les communes, y compris de gauche, ont déjà beaucoup compensé. Francis Lec constate : « Nombreux sont les maires qui ont demandé des renforts de Police Nationale à leur préfet sans la moindre réponse.
Les maires se retrouvent souvent seuls face aux problèmes de sécurité.
Pendant que la droite tient conférence, les maires de gauche agissent. »
Marylise Lebranchu le rappelle, « depuis 2002, la droite a réduit de 10.000 les effectifs actifs de la Police Nationale. » Pour elle, « ce n’est pas qu’une logique budgétaire.
Comme pour d’autres services publics, elle organise son impuissance pour préparer le terrain pour des polices privées. »
Marylise Lebranchu dénonce les orientations même de la politique de sécurité de la droite : « la politique du chiffre imposée par la droite aux policiers et aux gendarmes les a détournés des objectifs des vrais enjeux de sécurité.
Pour la droite, toutes leurs interventions doivent se conclure par des mises en cause, alors que la tranquillité des habitants se résume dans beaucoup de cas à de la présence et à du dialogue.
Aujourd’hui, c’est souvent la police municipale qui maintient cette présence et ce dialogue. »
Sur les questions de statut des policiers municipaux, Francis Lec insiste sur la diversité des solutions retenues par les communes : « Les maires socialistes et républicains trouvent des solutions adaptées aux questions de sécurité auxquels ils font face, qui sont très différentes selon les territoires.
Ils sont très attachés à leurs personnels de Police Municipale, et ils ne veulent pas les transformer en supplétifs de la Police Nationale. »
Marylise Lebranchu complète : « C’est la confusion des genres et des responsabilités qui est la plus dangereuse pour la sécurité. Les Polices Municipales ont des prérogatives limitées par la loi. L’enjeu, ce n’est pas de faire faire aux policiers municipaux ce qu’ils ne sont pas censés faire ou de leur donner l’apparence de policiers nationaux. L’enjeu, c’est de régler les troubles au plus tôt, que ce soit des troubles de voisinage, de l’ivresse sur la voie publique ou des actes de délinquance. Pour cela, il faut que le préfet considère le maire comme un véritable partenaire. Et que la Police Nationale ait des effectifs suffisants pour qu’elle vienne quand on l’appelle. »
Elle rappelle que le projet socialiste pour 2012 prévoit la création de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires.
06 mai 2011
Honte sur le foot français
Depuis les révélations du site Médiapart sur les discussions au cœur des institutions du football français sur les quotas de joueurs, la FFF ajoute maintenant l’indignité à l’irresponsabilité.
Mr Belkacemi qui a reconnu être à l’origine des enregistrements dévoilant les huis clos de LFFF - où l’on échange tranquillement sur les quotas de joueurs en fonction des aptitudes physiques liées à leur couleur et où l’on pratique les amalgames les plus sots - est qualifié de traitre par les plus hautes autorités du foot français.
Pendant ce temps là le gouvernement enquête timidement en attendant que l’orage passe.
Rappelons que la FFF comme toutes les fédérations sportives est délégataire de service public et engagée par une convention d’objectifs et de moyens avec l’Etat.
Sa défense la discrédite chaque jour un peu plus.
- elle accuse Médiapart d’avoir créé le scandale. C’est quasiment au mot près ce qu’Eric Woerth ou Michèle Alliot-Marie déclaraient il y a quelques mois quand ils étaient confrontés à la révélation de leurs turpitudes.
- elle accuse Mr Belkacemi de trahison, dénonçant son manque de loyauté à l’égard de la FFF quand celui-ci n’a fait que rendre publiques des discussions et des pratiques que tout citoyen, attaché à la République, à ses lois et ses valeurs, a le devoir de dénoncer.
La loyauté vis à vis de l’employeur primerait donc sur l’éthique et la loi.
Ces déclarations sont aussi consternantes que les faits mis à jour par les enregistrements de Monsieur Belkacemi.
Il est urgent de tout revoir au sommet du foot français.
Communiqué de Benoît Hamon, porte parole du PS et Brigitte Bourguignon, Secrétaire nationale aux sports
08 avril 2011
Politique de la Ville: un demi-million d'Euros en moins pour le territoire de la CREA, le Gouvernement refuse de revenir sur son désengagement.
Alors que la situation économique et sociale reste difficile pour de nombreux habitants de la CREA, en
particulier dans les quartiers populaires, le Gouvernement poursuit son désengagement des politiques
de solidarité.
Pour l’année 2011 il a annoncé une baisse des crédits du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS)
de - 23%. Cela représente une perte sèche de près d'un demi-million d'Euros[1], au détriment de 17
communes de la CREA et de nombreuses associations qui portent des projets importants pour l'emploi,
l'insertion, l'éducation, la prévention de la délinquance, la santé, la justice...
Laurent Fabius, Président de la CREA, a saisi par écrit le Préfet pour que l'Etat réexamine en urgence
cette décision, au besoin en mobilisant des moyens de droit commun.
A la suite de ce courrier, une délégation d'élus de la CREA et des communes concernées[2], conduite par Valérie Fourneyron, Députée-Maire de Rouen, Vice-Présidente de la CREA responsable des Finances et Christine Rambaud, Vice-Présidente chargée de la politique de la Ville, a été reçue mardi 5 avril 2011 par le
Directeur de Cabinet du Ministre de la Ville, Maurice Leroy.
Les élus ont indiqué que le désengagement de l'Etat, s'il était confirmé, menacerait l'existence-même
de nombreux projets.
Ni la CREA ni les communes ne sont en capacité de compenser une telle régression. Ils ont demandé que le Gouvernement s'engage pour que les actions menées dans le cadre du CUCS puissent disposer le plus tôt possible des fonds nécessaires.
Le représentant du Ministre a confirmé la baisse des crédits CUCS.
Il a reconnu que le montant compensatoire envisagé par les services préfectoraux (25 000 Euros seulement, contre un demi-million de pertes !) n'était pas à la hauteur et a promis de réexaminer la mobilisation de nouveaux crédits de droit commun, sans toutefois s'engager sur un montant.
Le compte n'y est donc pas.
Alors que le Ministre n’a même pas daigné les recevoir en personne, les élus de la CREA restent
mobilisés pour que ce nouveau désengagement du Gouvernement, qui s'ajoute à beaucoup d'autres,
ne vienne pas injustement pénaliser les associations et les habitants de notre territoire.
[1] - 463 092 euros répartis entre les territoires rouennais (- 338 756 euros) et elbeuvien
(- 124 336 euros).
[2] Christophe BOUILLON, Député-Maire de Canteleu; Alain OVIDE, Maire de Cléon; Jean-Marie
MASSON, Maire de Saint-Aubin-lès-Elbeuf; Djoudé MERABET, Maire d'Elbeuf-sur-Seine; Joachim
MOYSE, 1er adjoint au Maire de Saint-Etienne du Rouvray.
Contacts
particulier dans les quartiers populaires, le Gouvernement poursuit son désengagement des politiques
de solidarité.
Pour l’année 2011 il a annoncé une baisse des crédits du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS)
de - 23%. Cela représente une perte sèche de près d'un demi-million d'Euros[1], au détriment de 17
communes de la CREA et de nombreuses associations qui portent des projets importants pour l'emploi,
l'insertion, l'éducation, la prévention de la délinquance, la santé, la justice...
Laurent Fabius, Président de la CREA, a saisi par écrit le Préfet pour que l'Etat réexamine en urgence
cette décision, au besoin en mobilisant des moyens de droit commun.
A la suite de ce courrier, une délégation d'élus de la CREA et des communes concernées[2], conduite par Valérie Fourneyron, Députée-Maire de Rouen, Vice-Présidente de la CREA responsable des Finances et Christine Rambaud, Vice-Présidente chargée de la politique de la Ville, a été reçue mardi 5 avril 2011 par le
Directeur de Cabinet du Ministre de la Ville, Maurice Leroy.
Les élus ont indiqué que le désengagement de l'Etat, s'il était confirmé, menacerait l'existence-même
de nombreux projets.
Ni la CREA ni les communes ne sont en capacité de compenser une telle régression. Ils ont demandé que le Gouvernement s'engage pour que les actions menées dans le cadre du CUCS puissent disposer le plus tôt possible des fonds nécessaires.
Le représentant du Ministre a confirmé la baisse des crédits CUCS.
Il a reconnu que le montant compensatoire envisagé par les services préfectoraux (25 000 Euros seulement, contre un demi-million de pertes !) n'était pas à la hauteur et a promis de réexaminer la mobilisation de nouveaux crédits de droit commun, sans toutefois s'engager sur un montant.
Le compte n'y est donc pas.
Alors que le Ministre n’a même pas daigné les recevoir en personne, les élus de la CREA restent
mobilisés pour que ce nouveau désengagement du Gouvernement, qui s'ajoute à beaucoup d'autres,
ne vienne pas injustement pénaliser les associations et les habitants de notre territoire.
[1] - 463 092 euros répartis entre les territoires rouennais (- 338 756 euros) et elbeuvien
(- 124 336 euros).
[2] Christophe BOUILLON, Député-Maire de Canteleu; Alain OVIDE, Maire de Cléon; Jean-Marie
MASSON, Maire de Saint-Aubin-lès-Elbeuf; Djoudé MERABET, Maire d'Elbeuf-sur-Seine; Joachim
MOYSE, 1er adjoint au Maire de Saint-Etienne du Rouvray.
Contacts
06 avril 2011
Dérapages (in)contrôlés ?
Avec ses airs de premier de la classe et le calme qui le caractérise, Claude Guéant débite des insanités que ne démentiraient pas les Le Pen père et fille et leur clique ultra droitière : « C’est vrai que l’accroissement du nombre des fidèles de cette religion, un certain nombre de comportements, posent problème».
Ces propos, qui ont provoqué un tollé général, ont été condamnés par le Mrap et par SOS Racisme, qui ont décidé, une fois de plus, de porter plainte.
Car ce n’était pas la première fois que le ministre de l’Intérieur et des Cultes s’en prenait aux musulmans en particulier et à l’Islam en général, à l’instar de son interview sur Europe 1 le mois dernier : « Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale».
Au match de la petite phrase raciste et islamophobe qui l’oppose à son prédécesseur, Brice Hortefeux, Guéant prend la première place et peut désormais recevoir la carte de membre d’honneur du FN promise par Marine Le Pen.
Il faut dire que depuis ces dernières années avec la libération de la parole raciste et les prétendus débats de société sur l’identité nationale et la laïcité, voulus par l’Elysée, les frontières entre droite et extrême droite s’étiolent : tous les écarts sont permis.
Chacun y va de sa petite phrase.
Il n’y a qu’à voir avec quel sens de la solidarité les membres du gouvernement et de la majorité s’insurgent contre le tollé provoqué par la dernière sortie de Guéant : « c’est un procès d’intention », « ces propos ont été extraits de leur contexte », « ce qu’il dit n’est qu’un constat ».
Le parti présidentiel, avec ces dérives xénophobes, ébranle les fondements de la société, divise les français et part en campagne présidentielle en faisant de l’immigration et de l’islam son cheval de bataille.
En fait, on voit bien que cette campagne raciste du gouvernement vise à occulter son bilan désastreux, à faire oublier ses échecs et ses promesses non tenues et tend à reléguer la question sociale au second plan alors que les restructurations, le chômage, la précarité, la vie chère, les inégalités restent au centre des préoccupations et des difficultés des français.
Enfin, tel que l’a déclaré Harlem Désir en réponse aux propos malsains de Guéant « Ce qui pose problème en France actuellement, ce n’est pas le nombre de musulmans, c’est l’accroissement du nombre d’irresponsables à l’UMP qui par leurs dérapages attaquent quotidiennement les principes de la République ».
Texte rédigé par Frédéric Penalver
Ces propos, qui ont provoqué un tollé général, ont été condamnés par le Mrap et par SOS Racisme, qui ont décidé, une fois de plus, de porter plainte.
Car ce n’était pas la première fois que le ministre de l’Intérieur et des Cultes s’en prenait aux musulmans en particulier et à l’Islam en général, à l’instar de son interview sur Europe 1 le mois dernier : « Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale».
Au match de la petite phrase raciste et islamophobe qui l’oppose à son prédécesseur, Brice Hortefeux, Guéant prend la première place et peut désormais recevoir la carte de membre d’honneur du FN promise par Marine Le Pen.
Il faut dire que depuis ces dernières années avec la libération de la parole raciste et les prétendus débats de société sur l’identité nationale et la laïcité, voulus par l’Elysée, les frontières entre droite et extrême droite s’étiolent : tous les écarts sont permis.
Chacun y va de sa petite phrase.
Il n’y a qu’à voir avec quel sens de la solidarité les membres du gouvernement et de la majorité s’insurgent contre le tollé provoqué par la dernière sortie de Guéant : « c’est un procès d’intention », « ces propos ont été extraits de leur contexte », « ce qu’il dit n’est qu’un constat ».
Le parti présidentiel, avec ces dérives xénophobes, ébranle les fondements de la société, divise les français et part en campagne présidentielle en faisant de l’immigration et de l’islam son cheval de bataille.
En fait, on voit bien que cette campagne raciste du gouvernement vise à occulter son bilan désastreux, à faire oublier ses échecs et ses promesses non tenues et tend à reléguer la question sociale au second plan alors que les restructurations, le chômage, la précarité, la vie chère, les inégalités restent au centre des préoccupations et des difficultés des français.
Enfin, tel que l’a déclaré Harlem Désir en réponse aux propos malsains de Guéant « Ce qui pose problème en France actuellement, ce n’est pas le nombre de musulmans, c’est l’accroissement du nombre d’irresponsables à l’UMP qui par leurs dérapages attaquent quotidiennement les principes de la République ».
Texte rédigé par Frédéric Penalver
06 mars 2011
Communiqué de Didier Marie sur l'augmentation du prix du gaz
Suite à l’annonce faite par Eric Besson, ministre de l'Energie, Didier Marie Président du Département de Seine-Maritime, appelle à l’indignation devant cette nouvelle augmentation des prix :
« Le gouvernement a annoncé de nouvelles hausses du prix du gaz qui devrait augmenter d'environ 5% au 1er avril, portant l’augmentation sur un an à 20%, soit 45 euros en moyenne par foyer chaque année.
Cette nouvelle annonce est inacceptable pour trois raisons. L’Etat est actionnaire à près de 40% de GDF Suez et à ce titre, il ne peut renoncer à peser sur la politique tarifaire de l’entreprise.
L’Etat est le garant de la solidarité nationale et il ne doit pas renoncer à agir pour les 3,5 millions de ménages en situation de précarité énergétique.
Avec des augmentations de cette amplitude, le nombre de foyers consacrant plus de 10% de leurs revenus leur facture va considérablement augmenter, entraînant des conséquences sanitaires et sociales catastrophiques.
L’Etat se défausse une nouvelle fois sur les Départements qui payeront la facture des augmentations de FSL pour aider les plus démunis à tenir le cap.
Cette nouvelle flambée des prix va conduire toujours plus de ménages à renoncer à se chauffer ou à se retrouver en situation d’impayés. Et comme le souligne les associations de consommateurs, ce n’est pas le tarif spécial de solidarité gaz qui les aidera car les critères d’obtention sont bien trop restreints pour que tous les ménages concernés puissent en bénéficier. »
« Le gouvernement a annoncé de nouvelles hausses du prix du gaz qui devrait augmenter d'environ 5% au 1er avril, portant l’augmentation sur un an à 20%, soit 45 euros en moyenne par foyer chaque année.
Cette nouvelle annonce est inacceptable pour trois raisons. L’Etat est actionnaire à près de 40% de GDF Suez et à ce titre, il ne peut renoncer à peser sur la politique tarifaire de l’entreprise.
L’Etat est le garant de la solidarité nationale et il ne doit pas renoncer à agir pour les 3,5 millions de ménages en situation de précarité énergétique.
Avec des augmentations de cette amplitude, le nombre de foyers consacrant plus de 10% de leurs revenus leur facture va considérablement augmenter, entraînant des conséquences sanitaires et sociales catastrophiques.
L’Etat se défausse une nouvelle fois sur les Départements qui payeront la facture des augmentations de FSL pour aider les plus démunis à tenir le cap.
Cette nouvelle flambée des prix va conduire toujours plus de ménages à renoncer à se chauffer ou à se retrouver en situation d’impayés. Et comme le souligne les associations de consommateurs, ce n’est pas le tarif spécial de solidarité gaz qui les aidera car les critères d’obtention sont bien trop restreints pour que tous les ménages concernés puissent en bénéficier. »
21 février 2011
Appel au rassemblement pour l’école.
Les membres du Conseil Départemental de l’Education Nationale représentant les élus de Seine Maritime, parents d’élèves, enseignants, personnels, associations complémentaires de l’enseignement public, Délégués Départementaux de l’Education Nationale, se sont réunis ce jeudi 17 février au Département de Seine-Maritime, pour examiner les conséquences concrètes de la réduction sans précédent des moyens alloués à l’éducation dans notre Académie, avec la suppression de 377 postes, dont 107 postes d’enseignants en maternelles et élémentaires, 67 postes d’enseignants dans les collèges de Seine Maritime et 25 postes de personnels administratifs.
Ces mauvais coups supplémentaires auront des effets désastreux :
- dans le premier degré : fermetures de classes ; effectifs surchargés ; remplacements non assurés ; fin de la scolarisation des moins de 3 ans ; démantèlement des réseaux d’aide et de soutien aux enfants en difficulté ; suppression des postes de maitres formateurs ; ouvertures de classes compromises…
- dans les collèges : disparition de cours et options ; suppression du travail en groupe et du soutien sur temps scolaire ; fin des itinéraires de découverte ; classes surchargées dans beaucoup d’établissements ; moindre prise en charge des élèves en difficulté ou handicapés ; menaces sur les postes de CPE…
- dans les lycées : fragilisation des lycées par la suppression massive d’emplois, au moment où s’appliquent des réformes mal préparées, notamment dans la voie technologique ; suppression de 17 formations dans les lycées techniques, technologiques et professionnels, du CAP au BTS…
Devant cette situation alarmante, et alors que l’Etat veut attendre le 8 avril prochain pour annoncer l’étendue des dégâts en maternelles et en élémentaires, plus de deux tiers des membres du CDEN ont écrit au Préfet, comme le permet la loi, pour exiger la transparence.
Dans le même temps, ils appellent les Seinomarins à se rassembler autour d’eux, pour une réunion exceptionnelle, qu’ils tiendront en public, le 9 mars à 14h30 devant les portes de la préfecture à Rouen.
Enfin, ils appellent le plus grand nombre à se joindre aux mobilisations organisées par la communauté éducative, comme la manifestation unitaire du 19 mars déjà prévue.
Le gouvernement et ses représentants doivent revoir leur copie et adopter un collectif budgétaire.
Ne laissons pas sacrifier l’avenir des enfants et des jeunes !
Les Signataires :
Didier Marie, Président du Département de Seine Maritime, co-président du CDEN, Sébastien Jumel, Vice Président du Département en charge de l’Education, les Conseillers Généraux membres du CDEN, la Conseillère Régionale membre du CDEN, les organisations professionnelles enseignantes : les syndicats de la CGT Educ’Action, de la FSU, de l’UNSA Education, l’Union de Seine Maritime des Délégués Départementaux de l’Education Nationale, la Jeunesse au Plein Air JPA76, La ligue de l’Enseignement, l’Union Départementale des Associations Familiales, les personnalités qualifiées du CDEN, les associations de parents d’élèves FCPE 76 et P.E.E.P. 76.
Ces mauvais coups supplémentaires auront des effets désastreux :
- dans le premier degré : fermetures de classes ; effectifs surchargés ; remplacements non assurés ; fin de la scolarisation des moins de 3 ans ; démantèlement des réseaux d’aide et de soutien aux enfants en difficulté ; suppression des postes de maitres formateurs ; ouvertures de classes compromises…
- dans les collèges : disparition de cours et options ; suppression du travail en groupe et du soutien sur temps scolaire ; fin des itinéraires de découverte ; classes surchargées dans beaucoup d’établissements ; moindre prise en charge des élèves en difficulté ou handicapés ; menaces sur les postes de CPE…
- dans les lycées : fragilisation des lycées par la suppression massive d’emplois, au moment où s’appliquent des réformes mal préparées, notamment dans la voie technologique ; suppression de 17 formations dans les lycées techniques, technologiques et professionnels, du CAP au BTS…
Devant cette situation alarmante, et alors que l’Etat veut attendre le 8 avril prochain pour annoncer l’étendue des dégâts en maternelles et en élémentaires, plus de deux tiers des membres du CDEN ont écrit au Préfet, comme le permet la loi, pour exiger la transparence.
Dans le même temps, ils appellent les Seinomarins à se rassembler autour d’eux, pour une réunion exceptionnelle, qu’ils tiendront en public, le 9 mars à 14h30 devant les portes de la préfecture à Rouen.
Enfin, ils appellent le plus grand nombre à se joindre aux mobilisations organisées par la communauté éducative, comme la manifestation unitaire du 19 mars déjà prévue.
Le gouvernement et ses représentants doivent revoir leur copie et adopter un collectif budgétaire.
Ne laissons pas sacrifier l’avenir des enfants et des jeunes !
Les Signataires :
Didier Marie, Président du Département de Seine Maritime, co-président du CDEN, Sébastien Jumel, Vice Président du Département en charge de l’Education, les Conseillers Généraux membres du CDEN, la Conseillère Régionale membre du CDEN, les organisations professionnelles enseignantes : les syndicats de la CGT Educ’Action, de la FSU, de l’UNSA Education, l’Union de Seine Maritime des Délégués Départementaux de l’Education Nationale, la Jeunesse au Plein Air JPA76, La ligue de l’Enseignement, l’Union Départementale des Associations Familiales, les personnalités qualifiées du CDEN, les associations de parents d’élèves FCPE 76 et P.E.E.P. 76.
30 décembre 2010
Triste anniversaire
Cela fait un an jour pour jour que les journalistes de France 3, Hervé Ghesquières et Stéphane Taponier, ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans, Mohammed, Gulam et Satar, ont été enlevés par un groupe de talibans à l’est de Kaboul en Afghanistan.
Ils font partie, avec leurs collègues, Kauffmann, Carton, Fontaine et Seurat, des journalistes français retenus en otages le plus longtemps à l’étranger.
Rappel des faits : Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier effectuaient un reportage sur la reconstruction d'une route près de Kaboul pour le magazine "Pièces à conviction" de France-3.
Ils ont disparu le 30 décembre 2009, après avoir indiqué à leurs confrères qu'ils souhaitaient « aller au contact des villageois », dans la province de Kapisa au nord est du pays, à 60 km de la capitale.
Ils avaient passé les trois précédentes semaines aux côtés des troupes françaises installées sur place. Au moment de leur enlèvement, ils n’étaient plus sous la protection de l’armée.
Dans un premier temps, pour ne pas risquer une éventuelle surenchère dans les négociations, le gouvernement français impose la discrétion.
France Télévision s’y plie et évoque le sort les otages sans montrer d’images et ne citent que leurs prénoms, Stéphane et Hervé.
Mais c’était sans compter sur le porte-parole de l’UMP de l’époque, Frédéric Lefebvre et le député UMP Eric Raoult, qui mettent en cause les journalistes en dénonçant « le risque qu’il y avait à effectuer un reportage dans une zone en guerre sans être encadré par l’armée française ».
Puis, Jean-Louis Georgelin, quelques semaines plus tard, alors chef d’état-major des armées, ose chiffrer publiquement : « nous avons déjà dépensé plus de 10 millions d’euros dans cette affaire ».
Il déclarera également sur Europe 1 : « J’appelle à la responsabilité des uns et des autres ».
La profession est outrée mais maintient la discrétion autour de cette affaire.
Trois mois après leur enlèvement, les ravisseurs envoient une cassette vidéo qui brise l’anonymat : les français découvrent, d’abord sur Internet, puis dans les journaux télévisés le visage des otages.
Le message énoncé par les otages, sous la pression de leurs ravisseurs, est le suivant : « Nous exigeons que cette vidéo soit diffusée sur les chaînes françaises (…) nous sommes en danger de mort (…) c’est la dernière fois que nous parlerons dans une vidéo ».
Les comités de soutien se créent.
En octobre, France Télévision - employeur des journalistes retenus en otage - a organisé, à l’occasion de leur 300ème jour de détention, un grand concert gratuit de soutien au Zénith de Paris.
Le gouvernement français, de son côté, évoque des négociations difficiles avec les ravisseurs : leurs demandes sont à la fois financières et politiques.
Ils exigent une forte rançon et veulent la libération de leurs compagnons détenus par les forces de l’OTAN. Nicolas Sarkozy s’est entretenu avec Hamid Karzaï, président de l’Afghanistan en exercice, sur le sort des otages. Les négociations s’enlisent et de longs mois passent.
Certains hommes politiques continuent néanmoins d’évoquer une issue heureuse dans de « brefs délais ». Ce qui provoque la colère des familles des otages : « On espérait une libération en septembre, puis à Noël… C’est toujours reporté. Je préférerais qu’ils ne disent rien » proteste Arlette Taponier, la mère de Stéphane.
Cette semaine, une nouvelle cassette vidéo, datant semble t-il de mi-novembre, a été diffusée par le Ministère des Affaires étrangères aux familles des détenus.
Selon Gérard Taponier, le père de Stéphane : « Ils sont en bonne santé. Un point c’est tout, on en sait pas plus. C’est très court comme message. Ils demandent qu’on les libère le plus rapidement possible, que le gouvernement fasse le maximum. Ils sont très amaigris, mais ils ont bon moral ».
Les autorités françaises ont beau déclarer, à l’instar de Michèle Alliot-Marie : « La libération de tous nos compatriotes retenus en otage est une priorité absolue pour le président Nicolas Sarkozy », rien n’y fait : les familles et les comités de soutien n’y croient plus.
Aujourd’hui, au 365ème jour de leur détention, les familles des otages, Reporter Sans Frontières (RSF), Florence Aubenas (elle-même détenue pendant près de cinq mois en Irak en 2005) tous mobilisés pour la libération des otages, commémorent ce triste anniversaire et expriment leur ras le bol.
« Les familles sont plus qu’agacées » déclare Jean-François Juliard, secrétaire général de RSF.
A l’issue de la projection pendant 90 minutes des visages des otages sur l’Arc de Triomphe, il ajoute : « Personne ne souhaitait qu’on arrive à cet anniversaire, et on y est. Le but de cette opération c’est de secouer l’opinion publique et de dire ‘ça suffit !’ ».
Montrant les deux portraits des journalistes de France 3 affichés sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris, Florence Aubenas, marraine du Comité de soutien, précise : « Un an ! Libérons-les. On se demande toujours à quoi ça sert de se mobiliser. J’ai été détenue en Irak. Ca sert à ça ».
A propos de cette journée d’action : « On a voulu faire quelque chose d’un peu visible, voyant et fort, pour dire ‘ne les oublions pas !’ ».
Pour sa part, Martine Aubry a déclaré : « Je tiens à exprimer, au nom du Parti Socialiste, notre totale solidarité à Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs accompagnateurs afghans, capturés il y a un an aujourd'hui, alors qu’ils exerçaient leur métier d'observation et d'analyse, avec professionnalisme et responsabilité, au service de l'information des Français.
Un an d’inquiétudes pour leurs familles, leurs collègues, leurs amis. Un an de souffrances, de peurs, de privations pour eux. Leur détention porte atteinte à la liberté d'information, liberté fondamentale sans laquelle il ne peut y avoir de démocratie.
En ce triste anniversaire, je veux aussi penser à tous les journalistes emprisonnés ou menacés tout simplement parce qu'ils font leur métier celui de collecter, rassembler et commenter des faits pour les porter à la connaissance du public, et aussi à tous les otages retenus à travers le monde, particulièrement aux six français actuellement retenus en Afrique. »
De nombreux événements et des concerts de soutien sont organisés partout en France pour sensibiliser le pays tout entier à cette cause.
Il faut que tous sachent que nous ne les oublions pas.
Texte rédigé par Frédéric Penalver
Ils font partie, avec leurs collègues, Kauffmann, Carton, Fontaine et Seurat, des journalistes français retenus en otages le plus longtemps à l’étranger.
Rappel des faits : Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier effectuaient un reportage sur la reconstruction d'une route près de Kaboul pour le magazine "Pièces à conviction" de France-3.
Ils ont disparu le 30 décembre 2009, après avoir indiqué à leurs confrères qu'ils souhaitaient « aller au contact des villageois », dans la province de Kapisa au nord est du pays, à 60 km de la capitale.
Ils avaient passé les trois précédentes semaines aux côtés des troupes françaises installées sur place. Au moment de leur enlèvement, ils n’étaient plus sous la protection de l’armée.
Dans un premier temps, pour ne pas risquer une éventuelle surenchère dans les négociations, le gouvernement français impose la discrétion.
France Télévision s’y plie et évoque le sort les otages sans montrer d’images et ne citent que leurs prénoms, Stéphane et Hervé.
Mais c’était sans compter sur le porte-parole de l’UMP de l’époque, Frédéric Lefebvre et le député UMP Eric Raoult, qui mettent en cause les journalistes en dénonçant « le risque qu’il y avait à effectuer un reportage dans une zone en guerre sans être encadré par l’armée française ».
Puis, Jean-Louis Georgelin, quelques semaines plus tard, alors chef d’état-major des armées, ose chiffrer publiquement : « nous avons déjà dépensé plus de 10 millions d’euros dans cette affaire ».
Il déclarera également sur Europe 1 : « J’appelle à la responsabilité des uns et des autres ».
La profession est outrée mais maintient la discrétion autour de cette affaire.
Trois mois après leur enlèvement, les ravisseurs envoient une cassette vidéo qui brise l’anonymat : les français découvrent, d’abord sur Internet, puis dans les journaux télévisés le visage des otages.
Le message énoncé par les otages, sous la pression de leurs ravisseurs, est le suivant : « Nous exigeons que cette vidéo soit diffusée sur les chaînes françaises (…) nous sommes en danger de mort (…) c’est la dernière fois que nous parlerons dans une vidéo ».
Les comités de soutien se créent.
En octobre, France Télévision - employeur des journalistes retenus en otage - a organisé, à l’occasion de leur 300ème jour de détention, un grand concert gratuit de soutien au Zénith de Paris.
Le gouvernement français, de son côté, évoque des négociations difficiles avec les ravisseurs : leurs demandes sont à la fois financières et politiques.
Ils exigent une forte rançon et veulent la libération de leurs compagnons détenus par les forces de l’OTAN. Nicolas Sarkozy s’est entretenu avec Hamid Karzaï, président de l’Afghanistan en exercice, sur le sort des otages. Les négociations s’enlisent et de longs mois passent.
Certains hommes politiques continuent néanmoins d’évoquer une issue heureuse dans de « brefs délais ». Ce qui provoque la colère des familles des otages : « On espérait une libération en septembre, puis à Noël… C’est toujours reporté. Je préférerais qu’ils ne disent rien » proteste Arlette Taponier, la mère de Stéphane.
Cette semaine, une nouvelle cassette vidéo, datant semble t-il de mi-novembre, a été diffusée par le Ministère des Affaires étrangères aux familles des détenus.
Selon Gérard Taponier, le père de Stéphane : « Ils sont en bonne santé. Un point c’est tout, on en sait pas plus. C’est très court comme message. Ils demandent qu’on les libère le plus rapidement possible, que le gouvernement fasse le maximum. Ils sont très amaigris, mais ils ont bon moral ».
Les autorités françaises ont beau déclarer, à l’instar de Michèle Alliot-Marie : « La libération de tous nos compatriotes retenus en otage est une priorité absolue pour le président Nicolas Sarkozy », rien n’y fait : les familles et les comités de soutien n’y croient plus.
Aujourd’hui, au 365ème jour de leur détention, les familles des otages, Reporter Sans Frontières (RSF), Florence Aubenas (elle-même détenue pendant près de cinq mois en Irak en 2005) tous mobilisés pour la libération des otages, commémorent ce triste anniversaire et expriment leur ras le bol.
« Les familles sont plus qu’agacées » déclare Jean-François Juliard, secrétaire général de RSF.
A l’issue de la projection pendant 90 minutes des visages des otages sur l’Arc de Triomphe, il ajoute : « Personne ne souhaitait qu’on arrive à cet anniversaire, et on y est. Le but de cette opération c’est de secouer l’opinion publique et de dire ‘ça suffit !’ ».
Montrant les deux portraits des journalistes de France 3 affichés sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris, Florence Aubenas, marraine du Comité de soutien, précise : « Un an ! Libérons-les. On se demande toujours à quoi ça sert de se mobiliser. J’ai été détenue en Irak. Ca sert à ça ».
A propos de cette journée d’action : « On a voulu faire quelque chose d’un peu visible, voyant et fort, pour dire ‘ne les oublions pas !’ ».
Pour sa part, Martine Aubry a déclaré : « Je tiens à exprimer, au nom du Parti Socialiste, notre totale solidarité à Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs accompagnateurs afghans, capturés il y a un an aujourd'hui, alors qu’ils exerçaient leur métier d'observation et d'analyse, avec professionnalisme et responsabilité, au service de l'information des Français.
Un an d’inquiétudes pour leurs familles, leurs collègues, leurs amis. Un an de souffrances, de peurs, de privations pour eux. Leur détention porte atteinte à la liberté d'information, liberté fondamentale sans laquelle il ne peut y avoir de démocratie.
En ce triste anniversaire, je veux aussi penser à tous les journalistes emprisonnés ou menacés tout simplement parce qu'ils font leur métier celui de collecter, rassembler et commenter des faits pour les porter à la connaissance du public, et aussi à tous les otages retenus à travers le monde, particulièrement aux six français actuellement retenus en Afrique. »
De nombreux événements et des concerts de soutien sont organisés partout en France pour sensibiliser le pays tout entier à cette cause.
Il faut que tous sachent que nous ne les oublions pas.
Texte rédigé par Frédéric Penalver
24 décembre 2010
Le chiffre du jour
En novembre, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en France métropolitaine a augmenté, toutes catégories confondues.
Selon les chiffres diffusés, vendredi 24 décembre, par le ministère du travail, il y a 21 300 personnes sans aucune activité de plus, portant leur nombre à 2,698 millions.
En incluant les personnes en activité réduite, le nombre de chômeurs a augmenté de 33 600 pour un total de 4,019 millions.
Source Le Monde.fr
Selon les chiffres diffusés, vendredi 24 décembre, par le ministère du travail, il y a 21 300 personnes sans aucune activité de plus, portant leur nombre à 2,698 millions.
En incluant les personnes en activité réduite, le nombre de chômeurs a augmenté de 33 600 pour un total de 4,019 millions.
Source Le Monde.fr
16 novembre 2010
Deux millions d'enfant dans la précarité
Près de deux millions d'enfants vivent dans une famille en situation de précarité, très souvent de grande précarité pour des familles monoparentales ou des familles nombreuses qui vivent très en dessous du seuil de pauvreté de 950 euros.
C'est le terrifiant constat que nous livre Dominique VERSINI dans son dernier rapport rendu public ces jours-ci.
La Défenseure des Enfants ne limite la précarité pas à une seule approche financière, elle dresse la liste des conséquences de la précarité sur les plus jeunes, conséquences insupportables à notre époque.
D'un point de vue sanitaire d'abord les problèmes de surpoids, de contraception ou les problèmes bucco-dentaires sont deux fois plus importants, pire encore le saturnisme qui fait son son apparition chez des très jeunes enfants qui font leurs premiers pas dans un habitat insalubre.
Insalubrité, surpopulation, bruit, absence de confort sont autant de freins à la réussite scolaire.
Pas de lieu pour travailler, à cela s'ajoute pas de moyens pour le matériel ou les sorties scolaires... Privations de consommation, ruptures de liens familiaux sont là encore des conséquences désastreuses de la précarité sur la construction intellectuelle, économique et sociale de l'enfant ou de l'adolescent.
Dominique VERSINI dresse un constat saisissant qui ne devrait pas faire sursauter notre nouvelle ministre de la solidarité, occupée à ranger ses dossiers de sport ou de santé (on ne savait plus très bien).
D'ailleurs inutile qu'elle se donne du mal la politique de Sarkozy pour rendre les riches plus riches n'a que faire des pauvres qui sont plus nombreux, plus jeunes, plus pauvres.
Texte rédigé par Magali Adam Revert
C'est le terrifiant constat que nous livre Dominique VERSINI dans son dernier rapport rendu public ces jours-ci.
La Défenseure des Enfants ne limite la précarité pas à une seule approche financière, elle dresse la liste des conséquences de la précarité sur les plus jeunes, conséquences insupportables à notre époque.
D'un point de vue sanitaire d'abord les problèmes de surpoids, de contraception ou les problèmes bucco-dentaires sont deux fois plus importants, pire encore le saturnisme qui fait son son apparition chez des très jeunes enfants qui font leurs premiers pas dans un habitat insalubre.
Insalubrité, surpopulation, bruit, absence de confort sont autant de freins à la réussite scolaire.
Pas de lieu pour travailler, à cela s'ajoute pas de moyens pour le matériel ou les sorties scolaires... Privations de consommation, ruptures de liens familiaux sont là encore des conséquences désastreuses de la précarité sur la construction intellectuelle, économique et sociale de l'enfant ou de l'adolescent.
Dominique VERSINI dresse un constat saisissant qui ne devrait pas faire sursauter notre nouvelle ministre de la solidarité, occupée à ranger ses dossiers de sport ou de santé (on ne savait plus très bien).
D'ailleurs inutile qu'elle se donne du mal la politique de Sarkozy pour rendre les riches plus riches n'a que faire des pauvres qui sont plus nombreux, plus jeunes, plus pauvres.
Texte rédigé par Magali Adam Revert
10 novembre 2010
Réforme territoriale : Communiqué de la FNESR
Le Sénat a adopté le projet de réforme des collectivités tel qu'il a été proposé par la commission mixte paritaire, par 167 voix contre 163… à peine quatre voix.
Le projet que le Gouvernement et l'UMP imposent n’est pas une réforme mais une régression pour notre pays.
Ce n’est pas une « simplification » mais une complexification, avec la création d’un échelon supplémentaire de collectivités.
Ce n’est pas une clarification mais une confusion, avec la création d’un élu hybride entre départements et régions.
Ce n’est pas un progrès de la cohésion de notre pays, mais l’avènement du « chacun pour soi », avec la création d’un « délit de solidarité territoriale » entre collectivités.
Ce n’est pas une démocratisation mais un changement des règles de la démocratie pour que l’ump gagne les élections locales, avec les modes de scrutin du conseiller territorial, qui limiteront en outre la parité et la diversité politique.
Le Gouvernement se comporte avec la morgue de celui qui sait pouvoir faire plier les parlementaires, les syndicats, les collectivités territoriales.
La vraie victoire d’un gouvernement, ce n’est pourtant pas d’arracher le vote d’un texte punitif, au mépris de toutes les propositions constructives, de gauche et de droite.
La vraie victoire d’un gouvernement, c’est lorsque ses politiques publiques produisent des effets bénéfiques pour la population.
En ce qui concerne l’organisation de notre territoire national, comme en ce qui concerne notre modèle social – retraites ou sécurité sociale –, il ne peut y avoir de vraie victoire du gouvernement si les Français et les collectivités locales se prononcent aussi clairement contre ses propositions.
Sur un sujet tel que l’organisation de nos collectivités territoriales, un vote aussi serré, sur un texte aussi régressif, est la marque de fabrique d’une loi inapplicable.
Menacer de punir plus est à la portée de tous les gouvernements.
Mais cela ne s’appelle pas réformer le pays.
Pour construire un avenir meilleur, pour améliorer l’organisation de notre pays, les voies du dialogue démocratique, respectueux de chacun, sont les seules qui s’offrent à nous.
C’est en tout cas dans ce sens que nous commençons déjà à préparer la véritable réforme des collectivités territoriales telle que nous la mènerons en 2012.
Le projet que le Gouvernement et l'UMP imposent n’est pas une réforme mais une régression pour notre pays.
Ce n’est pas une « simplification » mais une complexification, avec la création d’un échelon supplémentaire de collectivités.
Ce n’est pas une clarification mais une confusion, avec la création d’un élu hybride entre départements et régions.
Ce n’est pas un progrès de la cohésion de notre pays, mais l’avènement du « chacun pour soi », avec la création d’un « délit de solidarité territoriale » entre collectivités.
Ce n’est pas une démocratisation mais un changement des règles de la démocratie pour que l’ump gagne les élections locales, avec les modes de scrutin du conseiller territorial, qui limiteront en outre la parité et la diversité politique.
Le Gouvernement se comporte avec la morgue de celui qui sait pouvoir faire plier les parlementaires, les syndicats, les collectivités territoriales.
La vraie victoire d’un gouvernement, ce n’est pourtant pas d’arracher le vote d’un texte punitif, au mépris de toutes les propositions constructives, de gauche et de droite.
La vraie victoire d’un gouvernement, c’est lorsque ses politiques publiques produisent des effets bénéfiques pour la population.
En ce qui concerne l’organisation de notre territoire national, comme en ce qui concerne notre modèle social – retraites ou sécurité sociale –, il ne peut y avoir de vraie victoire du gouvernement si les Français et les collectivités locales se prononcent aussi clairement contre ses propositions.
Sur un sujet tel que l’organisation de nos collectivités territoriales, un vote aussi serré, sur un texte aussi régressif, est la marque de fabrique d’une loi inapplicable.
Menacer de punir plus est à la portée de tous les gouvernements.
Mais cela ne s’appelle pas réformer le pays.
Pour construire un avenir meilleur, pour améliorer l’organisation de notre pays, les voies du dialogue démocratique, respectueux de chacun, sont les seules qui s’offrent à nous.
C’est en tout cas dans ce sens que nous commençons déjà à préparer la véritable réforme des collectivités territoriales telle que nous la mènerons en 2012.
05 novembre 2010
Réforme territoriale : aux parlementaires d’assumer leurs responsabilités !
La réforme territoriale voulue par le Président Sarkozy, bâclée, élaborée sans
concertation des élus suscite, depuis presque un an qu’elle est discutée dans les
deux Assemblées, la colère des élus locaux et l’hostilité des parlementaires, y
compris parfois dans la majorité.
L’Assemblée Nationale et le Sénat ayant voté en deuxième lecture deux textes
diamétralement opposés, c'est à une commission mixte paritaire, composée de
sept députés et sept sénateurs, que revenait la tâche de concilier les conceptions des deux Assemblées : cette commission qui devait initialement se réunir le 13 octobre, avait été repoussée, à la demande officieuse du gouvernement qui redoutait un échec, au mercredi 3 novembre.
Malgré la pression présidentielle et gouvernementale, le texte de « compromis » n’a été accepté que de justesse, par 7 voix pour, 6 contre et une abstention.
L’issue de la Commission Mixte Paritaire, obtenue grâce au ralliement d’un
sénateur centriste, ne préjuge pourtant pas de l’adoption définitive du texte.
Un troisième vote dans les deux Assemblées est nécessaire pour parvenir à
l’adoption définitive du texte.
Le Parti Socialiste appelle l’ensemble des parlementaires à prendre leurs
responsabilités, à assumer leur hostilité à la contre-réforme du gouvernement, et à exercer leur devoir d’élus républicains en votant contre ce compromis inadmissible et indigne des exigences de la décentralisation.
concertation des élus suscite, depuis presque un an qu’elle est discutée dans les
deux Assemblées, la colère des élus locaux et l’hostilité des parlementaires, y
compris parfois dans la majorité.
L’Assemblée Nationale et le Sénat ayant voté en deuxième lecture deux textes
diamétralement opposés, c'est à une commission mixte paritaire, composée de
sept députés et sept sénateurs, que revenait la tâche de concilier les conceptions des deux Assemblées : cette commission qui devait initialement se réunir le 13 octobre, avait été repoussée, à la demande officieuse du gouvernement qui redoutait un échec, au mercredi 3 novembre.
Malgré la pression présidentielle et gouvernementale, le texte de « compromis » n’a été accepté que de justesse, par 7 voix pour, 6 contre et une abstention.
L’issue de la Commission Mixte Paritaire, obtenue grâce au ralliement d’un
sénateur centriste, ne préjuge pourtant pas de l’adoption définitive du texte.
Un troisième vote dans les deux Assemblées est nécessaire pour parvenir à
l’adoption définitive du texte.
Le Parti Socialiste appelle l’ensemble des parlementaires à prendre leurs
responsabilités, à assumer leur hostilité à la contre-réforme du gouvernement, et à exercer leur devoir d’élus républicains en votant contre ce compromis inadmissible et indigne des exigences de la décentralisation.
27 octobre 2010
Les jeunes UMP remettent ça...
Sur le blog officiel de Benjamin LANCAR, le président des Jeunes de l'UMP compare le courage des Jeunes Populaires dans le fait de défendre le projet de retraites de Sarkozy avec l'engagement de Guy MOQUET a défendre la France, ce qui déjà fait montre d'une facilité historique déconcertante !!!
Mais de plus, il loue le courage de Pierre LAVAL, qui a redressé économiquement la France en 1932.
Oser dans un même papier mettre sur le même plan, un jeune de 17 ans mort pour son idéal, et un collaborateur notoire, seul ce triste personnage pouvait le faire. Enfin........ "seul" on l'espère !!!!
Article tiré du blog PS Plateaux Caux Cailly
Mais de plus, il loue le courage de Pierre LAVAL, qui a redressé économiquement la France en 1932.
Oser dans un même papier mettre sur le même plan, un jeune de 17 ans mort pour son idéal, et un collaborateur notoire, seul ce triste personnage pouvait le faire. Enfin........ "seul" on l'espère !!!!
Article tiré du blog PS Plateaux Caux Cailly
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