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05 janvier 2012

Une raffinerie dans le besoin, des socialistes en soutien, un gouvernement absent

Petroplus Holdings, premier groupe privé de raffinage européen, dont le siège est en Suisse à Zoug, existe depuis 1993. Le groupe a racheté aux majors pétroliers plusieurs raffineries européennes ces dernières années. Il a acquis au fil des ans sept raffineries en Europe. En 2005, le groupe d’investissements américain Carlyle l’a absorbé pour plus de 500 M€, dans le but de « doubler la taille de l'entreprise, dans les deux-trois années ».


Avant le début de la crise financière en 2008, le développement de la holding ne semblait pas près de s’arrêter, puisque le groupe prévoyait d’importants investissements dans ses différentes sociétés de raffinage. Or, le 27 décembre dernier, le directeur financier de la holding, Joseph Watson, déclarait que son entreprise ne pouvait plus acheter de pétrole à cause du gel par les banques d'une ligne de crédit d'un milliard de dollars. Cette annonce a fait dévisser le titre en Bourse. Le groupe a alors décidé l'arrêt temporaire de trois raffineries, dont celle de Petit-Couronne.
Le spectre de la faillite plane depuis sur la société selon des analystes.

A quatre mois de l'élection présidentielle, la faillite de Petroplus ferait mauvais genre pour le gouvernement. Il cherche à tout prix à l’éviter. Conscient des risques, comme dans le cas de SeaFrance à Calais, le gouvernement s’efforce d'afficher sa mobilisation. Une réunion avec le PDG de Petroplus, Jean-Paul Vettier, s'est tenue jeudi en fin de matinée à Matignon.
« Tout est mis en oeuvre dans le cadre de la puissance publique pour favoriser la préservation de l'emploi. Evidemment, nous suivons ce dossier - comme tous les autres d'ailleurs - avec beaucoup d'attention », a souligné à sa sortie le ministre de l'Economie, François Baroin. Les ex- Arcelor Mittal, les Conti et les autres sinistrés de l’industrie, apprécieront.

En attendant, la paie des 550 salariés de Petit-Couronne, menacés de perdre leur emploi, a bien été versée. Pour janvier, il n'y a en revanche rien à l'horizon, c'est pourquoi les salariés ont décidé de bloquer les stocks qui représentent une garantie.

Ce jeudi, le candidat du PS à l’élection présidentielle, s’est rendu sur place.
Il a demandé à l'Etat de prendre ses responsabilités et, en particulier, de se mettre en situation de rechercher un repreneur si Petroplus devait être défaillant.
D'une voix forte, François Hollande s'est exprimé durant une demi-heure dans le restaurant de l'entreprise devant de nombreux journalistes et des dizaines de salariés, le visage grave. « Où est l'Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République ? », a-t-il lancé avant de fustiger le groupe suisse Petroplus « qui n'investit pas » et les banques « renflouées à bien des occasions et qui se désengagent ou se mettent aux abonnés absents ».
Quant au président Sarkozy, qui durant 5 ans n’a rien fait pour éviter le démantèlement de l’industrie française, il serait bien inspiré d’évoquer cette situation avec son demi-frère, Olivier Sarkozy, qui copilote depuis avril 2008, l’activité mondiale des services financiers de Carlyle Group !
 
François Hollande candidat socialiste à l'élection présidentielle, Laurent Fabius Député de Seine Maritime, Didier Marie Président du Département de Seine Maritime, Dominique Randon maire de Petit Couronne et conseiller général en soutien des salariés de Pétroplus.

Texte rédigé par Frédéric Penalver

01 décembre 2011

Nouvelle campagne des Restos du Coeur : une augmentation de la misère en France

Combien seront distribués de repas durant cette nouvelle campagne (la 27ème) qui s’ouvre ces jours-ci ? Même s’il est trop tôt pour avancer un chiffre, nul besoin d’être devin pour savoir qu’il sera – malheureusement - en forte augmentation.
En effet, l’an dernier, ils étaient 860 000 bénéficiaires auxquels ont été distribués 109 millions de repas. En un an, ce sont près de 300 000 personnes qui ont franchi le seuil de pauvreté (moins de 950 €/mois).
Olivier Berthe, président des Restos, précise que les bénévoles «voient arriver des personnes qu'ils ne connaissaient pas avant : des gens qui travaillent, qui ont des emplois aidés, des emplois à temps partiel subis et qui ne s'en sortent pas», et cela sans parler des retraités de plus en plus nombreux.
C’est donc ça, la société du travailler plus pour gagner plus ?
Une société qui ne valorise plus le travail au point que celui-ci ne permette plus de vivre décemment.
Au cours de cette campagne, les 60 000 bénévoles des Restos vont se mobiliser pour combattre la crise et ses effets de plus en plus néfastes.
25 % de personnes supplémentaires ont été accueillies au cours des trois dernières années, alors que les ressources sont menacées par Bruxelles avec la remise en cause du programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) finalement reconduit pour parer à l’urgence 2012 – 2013. Se pose toutefois la question pour l'après 2013.
L’équation « faire plus avec moins » fait peser un grand risque sur l’aide qu’apportent les Restos.
Vingt-sept ans après leur création par Coluche, les Restos reçoivent en effet 12 fois plus de bénéficiaires qu'à ce moment-là (aujourd’hui, de plus en plus de jeunes et de familles monoparentales sont également touchés). Pour le bénévole, «c'est l'échec de toute notre société, qui manque de solidarité, de programmes structurants pour s'attaquer à la pauvreté».
C’est le triste bilan que l’on peut tirer après 5 années de sarkozysme et d’une politique qui favorise les plus riches et ne s’encombre pas des plus démunis qui sont au contraire culpabilisés et montrés du doigt. Cette politique, d’où l’être humain est oublié, est uniquement motivée par les agences de notation et l’argent-roi.

Pour amorcer la décrue du nombre de ses pauvres, la France n’aura pas d’autre choix, au cours des prochaines années, que de remettre l’homme au coeur de sa politique et de ses préoccupations.

08 novembre 2011

Un plan d’austérité « mou du genou »


Voilà comment est accueilli par la presse unanime le deuxième plan de lutte contre la crise - et sûrement pas le dernier - présenté lundi 7 novembre par François Fillon. 
Irresponsable, inefficace et pas crédible, tels sont encore les termes employés par la plupart des éditorialistes pour décrire ce plan, qualifié par François Hollande « d’incohérent, d’injuste et d’inconséquent » lundi soir sur France 2. 
Critiquant la hausse de la TVA à taux réduit sur la culture, les livres, les transports, passant de 5,5 à 7%, le candidat socialiste à l’élection présidentielle constate que se sont encore les classes populaires qui vont faire les frais de cette hausse. Sur les 18 milliards d'euros d'efforts budgétaires sur les deux plans de l'année, 85% du montant est constitué d'augmentation d'impôts, et 15% seulement de réduction de dépenses.

En effet, la plupart des mesures touchent le plus grand nombre, comme la revalorisation des prestations sociales qui sera gelée à 1 % pour 2012, indexée non plus sur l'inflation mais sur la croissance, la limitation à 1% de l’augmentation des allocations familiales ou de logement, la diminution des remboursements de l’Assurance maladie, la modification de la réforme des retraites de juillet 2011 avec le passage de l'âge légal à 62 ans avancé d'une année, en 2017, la réforme du Prêt à Taux Zéro ou encore le revirement sur la baisse de la TVA dans la restauration, baisse pourtant durement arrachée par la droite auprès de Bruxelles pour satisfaire cette profession. 
En avril 2009, en échange de promesses de hausse de salaires, de nouvelles embauches et de baisse de prix pour les consommateurs, l’Etat faisait passer le taux de TVA de 19,6% à 5,5% dans la restauration. « Relever ce taux serait un contresens économique », affirmait encore le 20 octobre dernier le Premier ministre, évoquant les conséquences sur l'emploi. 
Elle est pourtant aujourd’hui augmentée à 7%, confirmant par-là l’inutilité de la baisse depuis plus de 2 ans et son inefficacité (non seulement les hausses de salaires n’ont pas eu lieu, mais les emplois ne sont pas au rendez-vous - 25 000 créés au lieu des 80 000 promis, et les prix des consommations n’ont pas cessé d’augmenter).   
Cette mesure, selon F. Fillon, devrait rapporter 400 millions d’euros alors que la baisse avait coûté 2,5 milliards de recettes ! Autre victime de la rigueur, le crédit d'impôt développement durable qui subira «un rabot supplémentaire de 20%». La fiscalité verte serait-elle sacrifiée ?

Pour faire bonne mesure et montrer qu’il n’épargne pas les plus riches, le plan prévoit que l'impôt sur les sociétés des grands groupes affichant un chiffre d'affaires supérieur à 250 millions d'euros par an sera relevé, à titre exceptionnel, de 5% en 2012 et 2013, « jusqu’au retour en dessous de 3% de déficit public ». Pour les grands groupes ? 
En fait, ceux-là parviennent à mieux optimiser la fiscalité que les PME et payent parfois moins d'impôt qu’elles. Mais pourquoi ne pas aller plus loin et supprimer la niche Copé sur l'exonération fiscale des plus-values encaissées par les holdings en cas de vente de leurs filiales ou titres de participation détenus depuis plus de deux ans ? Cette suppression pourrait pourtant générer une rentrée de plusieurs milliards.

Sur le train de vie des dirigeants et les salaires des ministres (13 à 14 000 eur/mois) et du chef de l’Etat (21 000 eur/mois), contrairement à certains dirigeants européens qui ont baissé leurs rémunérations de 10% pour montrer l’exemple, il est déplorable de voir qu’il n’est prévu dans le plan Fillon que de geler ceux-ci. Rappelons que N. Sarkozy n’avait pas manqué de s’augmenter de 170% (!) dès son arrivée à l’Elysée sous prétexte de mettre son traitement au niveau de celui du Premier ministre. 
Sur ce point, François Hollande a promis qu’il irait encore plus loin s’il arrive aux commandes de l’Etat. "Si je suis élu président de la République, si je forme un gouvernement, il n’y aura non pas un gel, il y aura une baisse de 30% du salaire du président de la République et des ministres", a-t-il encore déclaré sur France 2.

En fin de compte, ce plan n’est qu’une succession de « mesurettes » qui touchent encore les plus modestes et épargnent les plus riches et n’a d’autre ambition que de rassurer les salles de marché et les agences de notation à l’approche de la campagne présidentielle. D’ailleurs, en marge du G20 à Cannes, un conseiller élyséen avait - anonymement - confié à deux journalistes du Monde : « Si Nicolas Sarkozy perd le triple A, il est mort. La philosophie de ce plan est simplissime et correspond à ce que souhaitent le FMI et les agences de notation : des mesures extrêmement engageantes à terme, mais qui ne pèsent pas sur la conjoncture immédiate ». CQFD.

Texte rédigé par Frédéric Penalver

03 août 2011

Quand le monstrueux côtoie l’horreur

Après les propos tenus par Jean-Marie Le Pen, sur la tuerie d'Oslo, on ne peut plus parler de dérapage mais de monstruosité.
Il est pourtant d'usage, lorsqu'un politique (ou une quelconque personnalité médiatique) émet une opinion qui sort de la norme, de la ranger dans la catégorie ‘dérapages’.
Il peut y avoir de vrais dérapages, propos malheureux qui, bien souvent, sont immédiatement déplorés par leurs auteurs.
Chez les hommes politiques, aussi expérimentés, chevronnés, aiguisés, soient-ils, tels Guéant, Hortefeux, Le Pen, Vanneste ou Raoult, il est impératif de ne plus parler de dérapage, car leurs déclarations dûment préparées sont volontairement choquantes, parfaitement maîtrisées et n’ont d’autre but que de provoquer et de faire le buzz.
C’est notamment le cas de la dernière sortie de JM Le Pen sur le drame norvégien : « Les conséquences meurtrières me paraissent quand même beaucoup plus liées à la naïveté de l’Etat norvégien qu’à la folie de ce dingo ».
Il ajoute sur le site du FN à propos de la Norvège : « un petit pays sympathique», qui «n'a pas pris la mesure du danger mondial que représentent d'abord l'immigration massive, qui est la cause principale, semble-t-il, dans l'esprit de ce fou meurtrier, mais encore le terrorisme, qui est un phénomène mondial ».
Il assume totalement ses propos, il les a pesés, mesurés, à la virgule près.
Tout comme c'était le cas concernant le fameux "point de détail", ou quand il donnait dans le jeu de mots glauque à propos de Michel Durafour.
Outre l’ignominie que contiennent ses propos, notamment en salissant la mémoire des victimes et de leurs familles, ils s’inscrivent dans la démarche, malheureusement habituelle, de l’extrême droite qui vise à diaboliser les immigrés, à stigmatiser les musulmans et à exalter la pureté de la race et de la civilisation occidentale.
Par ailleurs nombre de militants et de dirigeants du FN se sont laissés aller à des débordements verbaux, tel Laurent Ozon, conseiller de Marine Le Pen et membre du bureau politique, qui a publié sur Twitter une série de messages visant à «expliquer le drame d'Oslo» par l'immigration, chiffres et faits-divers à l'appui.
Encore une fois, et c’est le but recherché, ces interventions haineuses et nauséabondes ont soulevé une vague d’indignation de la part des associations luttant contre le racisme et oeuvrant pour le vivre ensemble, mais aussi au Parti socialiste par la voix de Martine Aubry : « (…) Ce multirécidiviste du détail et de la haine révèle, s'il en était besoin, la gigantesque opération de manipulation baptisée "dédiabolisation" à laquelle se livre le FN depuis plusieurs mois. 
A cette heure, aucune voix au sein de l'UMP n'a jugé utile de dénoncer de tels propos. Pour ma part, jamais je ne m'habituerai aux paroles injustifiables et aux propositions intolérables du Front national que j'ai toujours combattues, au plan local comme à l'échelon national… ».
Pour Benoît Hamon, porte parole du Parti Socialiste, en réaction aux attentats commis par Anders Behring Breivik : « Voilà où mène aussi l'idéologie du choc des civilisations, de l’incompatibilité des cultures, de l’impossibilité de construire des mondes au-delà de nos sociétés habituelles : à la haine, à la destruction, au terrorisme. Nous le voyons aujourd’hui de manière dramatique en Norvège. Ailleurs en Europe, en Hongrie, au Danemark, en Finlande, en Belgique ou en France, les thèses d’extrême-droite gagnent du terrain. Aucun parti d'extrême droite ne doit être banalisé ».
Malgré le désir de sa présidente de rendre le FN « respectable », il demeure un parti extrémiste, toujours aussi dangereux et infréquentable.

Texte rédigé par Frédéric Penalver

19 mars 2011

Pâle copie ou stratégie électoraliste ?

Avec la phrase prononcée jeudi dernier lors de son interview sur Europe 1 « "Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale.", le ministre de l’intérieur a fait un pas de Guéant sur les terres xénophobes et nauséabondes de Marine Le Pen. Une association Sos Soutien Ô sans-papiers a d’ailleurs annoncé qu'elle allait porter plainte contre le ministre de l'Intérieur pour provocation à la haine.
Serait-ce la fonction qui veut ça ?
A peine élu place Beauvau, en remplacement du très démocrate Hortefeux, dont le procès en appel pour une condamnation pour injure raciale interviendra courant 2011, l’ancien secrétaire général de l’Elysée se prend les pieds dans le tapis de la phraséologie frontiste.
Boulette ou stratégie ?
Lancée quelques jours avant le premier tour des élections cantonales, dont l’issue redoutée (au château) pourrait prendre le visage d’une nouvelle défaite pour la majorité présidentielle, sa phrase n’avait elle pas pour objectif d’essayer de détourner la colère sociale pour la renverser en colère brune, et limiter ainsi la perte d’électeurs déçus de Nicolas Sarkozy ou de les orienter vers le vote FN plutôt que vers les candidats de gauche ?
Une stratégie voulue par le président qui fait objectivement le jeu du FN et risque de faire perdre des cantons à la droite au profit de duels gauche-FN ou de triangulaires impliquant l’extrême droite.
Un calcul politicien à long terme -2012- qui consiste à espérer qu’à force de banaliser les discours de haine dans le pays, il pourrait peut-être en partager les retombées électorales avec Marine Le Pen, sur le dos de la gauche.
C’est la même stratégie qui a mené au débat sur l’identité nationale organisé dans les Préfectures de la République avec le succès que l’on sait, et qui est encore à l’oeuvre dans le nouveau débat sur la laïcité et l’islam qui sème le trouble chez les Français et dans les rangs de l’UMP.
Cette stratégie hasardeuse risque au final de conduire l’électeur à préférer l’original à la copie.


C’est pourquoi, nous devons, nous, candidats, élus et militants PS, nous positionner clairement sur ces questions et ne pas entrer dans ce débat qui n’a d’autre but que la division et la stigmatisation.
Nous devons nous exprimer sans aucune ambigüité et faire des propositions sur ces sujets de société.
Nous devons, dans ce climat glauque et délétère imposé par la droite et l’extrême droite, réaffirmer notre engagement pour la démocratie et la laïcité et porter fièrement les valeurs humanistes de notre parti : la liberté, la fraternité et l’égalité.
 
Texte rédigé par Frédéric Penalver

13 mars 2011

13, le chiffre du jour

13.
Le Conseil constitutionnel a censuré treize dispositions de la loi sur la sécurité intérieure (Loppsi 2) votée début février à l'initiative du gouvernement afin de renforcer l'arsenal répressif contre la délinquance et la criminalité.

Cette loi reprenait des mesures annoncées le 30 juillet dernier par Nicolas Sarkozy lors de son discours de Grenoble.

09 mars 2011

La Journée de la Femme a 101 ans

Si on imagine que le combat des femmes est assez récent, c'est qu'on le résume trop vite au mouvement de libération de la femme des années 70, il est en fait bien plus ancien. C'est en 1910 que Clara Zetkin, journaliste et femme politique marxiste allemande, propose de créer la journée internationale de la femme.
Créée initialement pour servir à la propagande du vote des femmes, elle fit naître les premières manifestations pour l'égalité des sexes ou le droit au travail.


En France, c'est en 1982 qu'est instaurée la journée de la femme à l'initiative de François Mitterrand.
Il créé le premier ministère chargé des droits de la femme avec Yvette Roudy qui laisse son nom à une multitude de lois pour l'égalité des droits (égalité dans l'accès aux emplois publics, égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, égalité des époux dans les régimes matrimoniaux...).
D'autres femmes illustreront ce combat : Simone de Beauvoir, pionnière de la pensée sur la condition des femmes « On ne nait pas femme, on le devient »ou Simone Veil qui dépénalisera l'avortement.
Les avancées ont été significatives et la parité a gagné du terrain.

Pourtant le combat pour l'égalité a encore lieu d'être mené, les femmes continuent de gagner moins que les hommes pour des postes équivalents, leurs droits dans certains pays sont encore trop souvent bafoués. Contrairement aux propos de Sarkozy, une journée de la femme ne veut pas dire qu'il reste 364 jours aux hommes, elle est le symbole d'un combat, d'un engagement qui dure 365 jours.
Le 8 mars n'aura plus lieu d'exister le jour où il n'y aura plus d'inégalités.

Texte rédigé par Magali Adam Revert

28 février 2011

Condamnation d'Eric Zemmour

« Le racisme n’est pas une opinion, mais un délit »*
Tel est le sens du rappel à la loi qui vient d’être infligé à Eric Zemmour par le tribunal correctionnel de Paris. En effet, après ses propos tenus en mai 2010 sur Canal +, dans l’émission Salut les terriens : "Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait" et sur France O estimant « que les employeurs "ont le droit" de refuser des postulants arabes ou noirs », SOS racisme et le Mrap, la Licra, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et l'association J'accuse s'étaient portées partie civile devant le 17e chambre correctionnelle. Celle-ci a rendu son jugement le 18 février dernier le déclarant coupable d’incitation à la haine raciale jugeant que l'animateur avait «dépassé les limites autorisées de la liberté d'expression» et l’a condamné à 2 000 euros d’amende avec sursis. Le tribunal a considéré que le polémiste avait bien incité à la discrimination raciale car, "par cette phrase catégorique et péremptoire, il justifie directement et clairement les contrôles, aussi arbitraires que systématiques, envers certaines catégories de population". Concernant les propos sur la discrimination à l'embauche, les magistrats ont jugé que le prévenu ne pouvait "légitimer une pratique illégale, en la présentant comme licite."
Nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle décision du tribunal correctionnel. Elle montre que, malgré la notoriété médiatique dont peuvent disposer certains, il est des limites à ne pas dépasser.
* Citation de Guy Bedos.
 
 

07 février 2011

Communiqué de Presse d’André LAIGNEL

Dans ses déclarations faites dans le Cher à propos des collectivités locales, Nicolas SARKOZY se livre à nouveau à une opération de dénigrement en évoquant leurs déficits alors, rappelons le, que les communes, départements et régions ont l’obligation légale d’être en équilibre.

Le seul mais gigantesque déficit, c’est celui de l’Etat, creusé par le Président et son gouvernement.
Pour le reste, il a tenté de justifier l’étouffement financier des collectivités et la disparition des services publics par la crise internationale, dont les institutions locales ne sont, à l’évidence, en aucun cas responsables.
Ce déplacement est donc venu confirmer la volonté du pouvoir d’affaiblir la décentralisation, de priver les collectivités des moyens nécessaires à leur action et de continuer à accentuer les difficultés des territoires défavorisés contrairement aux attentes légitimes des citoyens.

André LAIGNEL

Maire d’Issoudun
Secrétaire Général de l’AMF

10 décembre 2010

C’est reparti pour les Restos du Cœur !

La semaine dernière, les Restos du Cœur ont lancé leur 26e campagne d’hiver dans toute la France.  
Deux fois par semaine, ses centres de distribution recevront des familles qui subissent la crise de plein fouet et qui savent qu’elles trouveront là, outre des denrées alimentaires, réconfort, chaleur et convivialité.
Grâce au travail et l’engagement constant de ses 58 000 bénévoles, aux dons des particuliers, des associations et des entreprises, les Restos du Cœur, qui interviennent sur tout le territoire, ont permis d’offrir, durant  la campagne 2009-2010, 103 millions de repas à plus de 830 000 personnes accueillies dans ses centres installés partout en France. 
Sur le territoire elbeuvien, le nombre de bénéficiaires a encore augmenté cette année.
Cet élan de solidarité exemplaire n’agit pas seulement sur le plan alimentaire mais apporte aussi aux bénéficiaires les moyens leur permettant d’accéder à l’autonomie. 
Car les Restos du  Cœur -on a tendance à l’ignorer-  ce n’est pas seulement la distribution des repas : c’est aussi une aide apportée à tous ceux qui fréquentent ses centres de distribution, notamment dans le domaine du retour à l’emploi. Les chantiers d’insertion, par exemple, mis en place par les Restos, ont ainsi permis la signature de plus d’un millier de contrats aidés qui se sont conclus, pour  plus d’un quart d’entre eux, en embauches définitives. 
Cela est  possible avec le concours de l’état et des départements qui apportent des soutiens financiers.  Mais des changements récents dans les politiques d’accompagnement ont mis en péril une centaine de ces chantiers en France, d’où l’appel des Restos au respect des engagements pris et au versement régulier des aides sur plusieurs années afin que ces chantiers ne soient pas soumis aux aléas des décisions budgétaires. 
Cela concerne en particulier l’aide de 10 millions d’euros que le gouvernement a versée l’an dernier et qui n’est pas encore votée à ce jour  pour  cette année. 
Ils tiennent, de plus, à faire savoir qu’ils conservent leur indépendance, qu’ils ne sont pas un service public et qu’ils sont au seul service des plus démunis, fidèles, en cela, à l’idée lancée par Coluche il y a vingt-cinq ans déjà.
Les Relais du Cœur interviennent également auprès des ménages ou des familles mono parentales qui rencontrent des difficultés pour  élever leurs enfants, en leur apportant aide et conseil et en fournissant du petit matériel de puériculture.
Enfin, les Resto agissent aussi auprès des sans-abris en distribuant, lors de tournées régulières en camion, des repas chauds et  en effectuant également des maraudes lors des périodes de grand froid.
Les Restos du Cœur ont toujours démontré qu’avec une saine gestion - saluée à deux reprises par la Cour des comptes - qu’ils pouvaient faire beaucoup plus que n’importe qu’elle administration disposant d’un budget similaire.
Comme pour  le récent Téléthon, saluons la générosité des donateurs, la disponibilité et  l’engagement des bénévoles qui agissent tous pour améliorer, durant chaque campagne hivernale, le quotidien de chacun.
 
Texte rédigé par Frédéric Penalver

02 septembre 2010

Rentrée scolaire : Zéro pointé pour le gouvernement

En cette période de rentrée scolaire, les mauvaises surprises et les annonces inquiétantes se succèdent : le Gouvernement continue de démanteler le service public de l’Education, et patauge entre improvisations hasardeuses (réforme du lycée) et désintérêt !
Pendant que le gouvernement démolit l’école, le Département et la Région la modernisent et la défendent avec force.
L’avenir de nos enfants est en jeu : défendons le service public de l’Education !

Florilège des mauvaises nouvelles de la rentrée :

 Cette année, 16.000 postes d’enseignants ont été supprimés, et le gouvernement envisage d’en retirer 17.000 de plus l’année prochaine ! Au total, 49 500 postes ont été retirés en 6 ans, c’est le plus grand plan social du pays !
En Seine-Maritime, malgré l’augmentation du nombre des élèves, 51 classes ont été fermées en primaire,40 postes d’enseignants et 174 postes administratifs supprimés dans les collèges.
 La réforme de la seconde, faite dans la précipitation et sans concertation, doit s’appliquer dès cette année : de nombreux élèves de seconde feront leur rentrée sans
manuels et leurs parents devront payer 200 €.
 16 000 nouveaux enseignants vont faire leur rentrée sans formation pédagogique, le Gouvernement ayant décidé de s’en servir comme remplaçants.
 La scolarisation des plus jeunes (moins de trois ans) est de plus en plus difficile, faute de postes suffisamment nombreux. Elle n’est plus assurée dans de nombreuses écoles maternelles.
 Les dispositifs et les moyens pour venir en aide aux élèves en difficulté sont affaiblis ou démantelés : suppression des RASED, des CLIS, des psychologues scolaires ...
 Les écoles maternelles, fierté du système éducatif français, sont menacées d’être remplacées par des « jardins d’éveil », garderies payantes dénuées de contenu éducatif et pédagogique.

Au côté des communes, le Département de Seine-Maritime (en charge des collèges) et la Région Haute-Normandie (en charge des lycées et de l’apprentissage)agissent pour protéger et améliorer les conditions d’éducation :

Partenaire des élèves : deuxième jeu de livre pour les collégiens, carte région pour les lycéens et apprentis (30 € pour des dépenses culturelles et de 30 à 100 € pour l’achat de livres scolaires ou de matériel), pass’culture pour les collégiens (40 €)
Partenaire des familles : bourses d’éducation, participation aux frais de restauration pour les collégiens et les lycéens demi-pensionnaires ; financement par le Département du surcoût engendré par les repas bios servis dans les collèges.
Partenaire des équipes éducatives, enseignants et personnels : budget des collèges doublé depuis 2004 ; 300 millions d’euros de gros travaux depuis 2005 ; 31 collèges
rénovés ou reconstruits en 6 ans ;1OO% des lycées rénovés entre 2007 et 2010 ; mise en place du Contrat de Réussite Educative Départemental (CRED) avec une dotation de 50.000 € par collège.

Pendant que le gouvernement démolit l’école, le Département et la Région la modernisent et la défendent avec force.
L’avenir de nos enfants est en jeu : défendons le service public de l’Education !

30 août 2010

L'été de la honte à droite et au gouvernement

Dans cette politique ultra sécuritaire de la droite française, une communauté toute entière est prise en tenaille, désignée comme le bouc émissaire pour cacher l'échec politique en matière de sécurité.
Les roms sont des citoyens européens.
Au nom de cette Europe, la situation des Roms en France nous met pleinement devant nos engagements et nos responsabilités.
Faire l’Europe est une tache ardue.
Ce sont des cultures et des peuples différents à faire cohabiter, à faire avancer ensembles .
La politique officielle du gouvernement envers les roms va à l’encontre de ce que nous devons leur proposer.
C'est un logique d'expulsions qui prévaut comme s’il existait des européens acceptables et d’autres européens indésirables, expulsables au gré des humeurs..Loin d'une logique d'intégration.
Ce problème nous renvoie a un autre : Celui de ses milliers de français qui ont des origines et qui sont eux aussi désignés et stigmatisés pour les mêmes raisons que les roms…
En France aussi, par la voix de ses ministres ou de ses porte-paroles, le gouvernement laisse entendre qu’il existerait des français de souche et des francais de " feuillage ".
Et que ces derniers sont susceptibles d’être "défrancisés" à la moindre déviance.
Pourquoi une frange entière de français est-elle mise sur la sellette?

Notre propre histoire ne nous apprend-t-elle pas suffisamment ?

Qu’ils soient roms ou français venus d'ailleurs , leur destin est commun; scellé par la force de l’Europe et la force de la République.
On ne peut diviser ni stigmatiser des populations entières.

Le tissu social français ou européen est large et varié, c’est de là qu’il puise sa force et son rayonnement…

Texte rédigé par Sayah Jalouali

26 août 2010

Le gouvernement n'a pas chomé cet été.

Loin des préocupations des français et afin de faire oublier l'affaire Woerth-Bettencourt et les démissions de certains Ministres, Hortefeux, Estrosi et les portes-flingues à parole de l'UMP Morano et Lefevbre se sont livrés à une valse de propos ou de déclarations honteuses pour les unes et irresponsables pour les autres.

Afin de camoufler l'échec patent de Sarkozy sur la sécurité ( il est bon de noter qu'il a la gestion de ce dossier depuis 2002, d’abord comme Ministre de l’Intérieur puis comme Président de la République), la garde rapprochée du Président s'est lancée dans des accusations démagogiques en interpellant les maires sur cette question, a stigmatisé volontairement une catégorie de citoyens et de résidents, a voulu travestir la réalité en voulant mettre en place une nouvelle loi sur la responsabilité pénale des parents de mineurs délinquants, celle-ci existant déjà.

Encouragé par leur Président qui persiste et signe, les portes- flingues à parole ont été sourd aux consternations du monde associatifs, de l'Eglise catholique, de députés de droite comme de gauche et même d'anciens Premier Ministres de droite, de l'ONU ou de la presse internationale.

En jouant avec le souffle de la xénophobie et du racisme, le Président tente encore une fois de séduire un électorat qui l'a fui.

Pour de nombreux républicains et démocrates, le jeu n'en vaut pas la chandelle et Sarkozy devant incarner l'unité nationale s'évertue à diviser et à opposer.

23 août 2010

Réunion de Bregancon

Communiqué du Parti Socialiste

Le président de la République a réuni aujourd’hui les conseillers et membres du gouvernement en charge des questions économiques et budgétaires à Brégançon.
Après l’esbroufe sur la sécurité, voilà l’esbroufe sur la croissance de l’économie et la baisse des déficits.

Une nouvelle fois, les mesures annoncées sont loin d’être à la hauteur et cette réunion de travail s’apparente surtout à un énième coup de communication.

Le gouvernement s’obstine à surestimer la croissance pour 2011.
Les chiffres du deuxième trimestre 2010 sont trompeurs et avant tout liés à la reconstitution des stocks des entreprises.
La croissance ne devrait pas dépasser cette année 1,4% contrairement à ce que vient une fois encore de répéter le communiqué officiel.
Elle devrait se situer entre 1,5% et 1,8 % en 2011, selon la majorité des économistes et des institutions internationales.
C’est insuffisant pour redresser les comptes publics et il est urgent de prendre enfin des mesures efficaces.

Encore une fois, rien n’est véritablement annoncé pour réduire les niches fiscales. Le président de la République s’obstine à maintenir le taux réduit de TVA dans la restauration, l’allégement des charges sociales sur les heures supplémentaires et le bouclier fiscal, mesures pourtant extrêmement coûteuses et inefficaces.

S’agissant des dépenses, le gouvernement a confirmé et même renforcé la rigueur qui pèsera sur l’ensemble des Français, en particulier des plus modestes d’entre eux. L’hypothèse d’un gel des salaires dans la fonction publique est maintenant une réalité qui frappera lourdement l’ensemble des fonctionnaires.

Le Parti socialiste appelle le gouvernement à faire enfin preuve de réalisme et de pragmatisme en revoyant les prévisions de croissance pour 2011, afin de construire un budget réaliste, et en abandonnant les dogmes politiques au premier rang desquels le bouclier fiscal et le taux réduit de TVA dans la restauration.

Sans une profonde remise en question de la politique budgétaire et fiscale, ce sont les Français moyens et modestes qui porteront une nouvelle fois la charge du redressement des comptes publics, au détriment de la consommation et de la croissance et donc, in fine, au détriment de l’objectif recherché, la baisse des déficits publics.

18 mai 2010

5ème journée mondiale de lutte contre l’homophobie

Hier, 17 mai a eu lieu la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, une journée pour alerter l’opinion et les acteurs politiques sur les discriminations sexuelles.
Il y a tout juste 20 ans -et seulement 20 ans- l’Organisation Mondiale de la Santé supprimait l’homosexualité des maladies mentales.
Mais quand on constate que certains notamment des députés ou des éminences religieuses en sont toujours à faire l’amalgame entre pédophilie et homosexualité on se dit qu’on n’est qu’au prélude du combat.
D’ailleurs la polémique autour de la diffusion du film d’animation pour enfants « le baiser de la lune » en est la triste illustration.
Félix et Léon, les héros, deux poissons amoureux, ont encore du chemin à parcourir pour faire accepter leurs différences d’orientation sexuelle.
Luc CHATEL, conforté par Nadine MORANO et la plus avant-gardiste de nos ministres Christine BOUTIN, a refusé que le film soit projeté aux enfants de CM1 et CM2.
Pour nos ministres la lutte contre l’homophobie ne s’initie pas aux plus jeunes.
A quoi bon la prévention ?
Nous sommes dans l’habituel schéma de la politique de Sarkozy répression sans prévention.
On n’est pas très loin du discours ultra conservateur et homophobe du député Christian VANNESTE qui pense « qu’une société lucide sur son avenir devrait ne porter d’intérêt qu’à l’hétérosexualité tendant la création de familles les plus stables possibles ».
Avec lui, aucune chance qu’on explique aux enfants la diversité des relations, l’hétérosexualité comme modèle – et l’unique modèle – des belles histoires d’amour ! L’homosexualité et la transsexualité excluent et stigmatisent, elles provoquent encore trop souvent le dédain. Les violences homophobes sont hélas constatées partout au travail, aux colléges, aux lycées, dans les familles ; physiques ou psychologiques elles mènent parfois de jeunes adolescents au suicide.
Tant que l’homosexualité restera un tabou les agressions homophobes continueront. Loin des préoccupations de Sarkozy, il faudra attendre le 17 mai 2011 pour reparler de l’homophobie.

Texte rédigé par Magali Adam Revert

07 mai 2010

3 ans de tromperie

« Continuons à moderniser notre pays » c’est ce qu’on peut lire sur le facebook de Sarkozy.
Force est de constater que moderniser n’a pas le même sens pour tous, pour les uns c’est plus de richesse et pour les autres c’est plus de précarité.
Trois ans d’actions veut-il nous faire croire, personne n’est dupe c’est trois ans de déceptions pour ceux qui y ont cru un jour.
Souvenez-vous je serai le Président du pouvoir d’achat, le Président des réformes ! C’est en fait le Président des échecs et de l’inefficience.
Trois ans de dérapages et de réformes engagées inabouties qui lui ont fait perdre sa crédibilité : la taxe carbone et la réforme de la justice en sont deux illustrations.
Sarkozy n’a pas convaincu, les chiffres des derniers sondages sont sans appel.
La fracture entre les plus riches et les plus pauvres s’est accrue.
Les gagnants du bouclier fiscal sont les seuls bénéficiaires d’une redistribution qui profite aux plus riches.
Pour les autres pour gagner plus il faut travailler plus, pas facile à mettre en œuvre avec un chômage galopant qui résulte d’une politique minimaliste avec des mesures pour l’emploi inexistantes.
Qu’est devenu le partage des bénéfices un tiers aux actionnaires un tiers aux salariés et un tiers aux entreprises ?
Le partage ne s’est fait qu’entre actionnaires et entreprises.
Troisième année d’un mandat d’un Président qui n’est plus mandaté par les Français, en cadeau il a reçu la défiance de tous.

28 mars 2010


Elus et militants elbeuviens présents à la Mutualité ce samedi

Une même salle, deux ambiance à la mutualité.
Au plaisir de remercier les élus et les militants présents ce samedi à l'issue de ces élections régionales a succédé la gravité de la menace qui pése sur les français par la mise en place voulue par Sarkozy de la réforme territoriale.
Pour Martine Aubry, "le parti socialiste devra être au rendez vous pour défendre la démocratie" et de rajouter " unis nous pouvons beaucoup, divisés nous ne pouvons rien".
Et cette unité était visible à la mutualité où étaient présents plus de 1000 personnes.
Laurent Fabius a conclu cette matinée en se faisant l'écho de la crainte des associations sportives et culturelles.
Le gouvernement par cette réforme va étrangler financiérement le monde associative par la suppression de la clause de compétence générale.



Défendons nos territoires, intervention de Laurent Fabius
envoyé par PartiSocialiste. - L'info video en direct.

25 mars 2010

Taxe carbone : pschitt sans gaz


Il ne restait déjà pas grand-chose du Grenelle de l'environnement, la suppression de la taxe carbone y met un nouveau revers.
Si cet abandon peut nous ravir, nous socialistes, il a de quoi nous faire sourire et nous confirme en tout cas l'instable et irréfléchie politique de la droite.
Sarkozy voudrait-il se racheter une bonne conduite auprès des ménages en leur évitant un nouvel impôt supplémentaire ?
Personne n'est dupe, la taxe carbone était un jeu de séduction auprès des écologistes il a voulu nous faire croire à un semblant de conscience écologique.
Ne nous laissons pas berner par cette nouvelle annonce sur le dos de l'Europe digne du sarkoshow, ce sont des nouvelles considérations clientélistes, en faveur des siens, des entreprises et des agriculteurs, qui l'ont fait rebrousser chemin.
Il faut vite séduire de nouveau un électorat perdu, l'écologie attendra...

Texte rédigé par Magali Adam Revert

24 mars 2010

Un Printemps de revendication sociale


Il n'y a pas que les hirondelles qui reviennent ce printemps...
Ce mardi 23 mars, au lendemain de la victoire de la gauche aux élections régionales, des milliers de manifestants se sont retrouvés dans les rues de Rouen pour une journée d'action interprofessionnelle.
De trés nombreux fonctionnaires malmenés par un pouvoir qui déconsidérent leur travail, des professeurs qui voient leurs effectifs se réduirent, des salariés de la Poste ou des Hopitaux qui souffrent des réformes de Sarkozy-Fillon, des lycéens, des salariés des industries livrés au diktat des actionnaires...
Un 3 eme tour social qui a répondu aux attentes des syndicats et des Partis Politiques présents...et nous y étions.