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03 août 2011

Quand le monstrueux côtoie l’horreur

Après les propos tenus par Jean-Marie Le Pen, sur la tuerie d'Oslo, on ne peut plus parler de dérapage mais de monstruosité.
Il est pourtant d'usage, lorsqu'un politique (ou une quelconque personnalité médiatique) émet une opinion qui sort de la norme, de la ranger dans la catégorie ‘dérapages’.
Il peut y avoir de vrais dérapages, propos malheureux qui, bien souvent, sont immédiatement déplorés par leurs auteurs.
Chez les hommes politiques, aussi expérimentés, chevronnés, aiguisés, soient-ils, tels Guéant, Hortefeux, Le Pen, Vanneste ou Raoult, il est impératif de ne plus parler de dérapage, car leurs déclarations dûment préparées sont volontairement choquantes, parfaitement maîtrisées et n’ont d’autre but que de provoquer et de faire le buzz.
C’est notamment le cas de la dernière sortie de JM Le Pen sur le drame norvégien : « Les conséquences meurtrières me paraissent quand même beaucoup plus liées à la naïveté de l’Etat norvégien qu’à la folie de ce dingo ».
Il ajoute sur le site du FN à propos de la Norvège : « un petit pays sympathique», qui «n'a pas pris la mesure du danger mondial que représentent d'abord l'immigration massive, qui est la cause principale, semble-t-il, dans l'esprit de ce fou meurtrier, mais encore le terrorisme, qui est un phénomène mondial ».
Il assume totalement ses propos, il les a pesés, mesurés, à la virgule près.
Tout comme c'était le cas concernant le fameux "point de détail", ou quand il donnait dans le jeu de mots glauque à propos de Michel Durafour.
Outre l’ignominie que contiennent ses propos, notamment en salissant la mémoire des victimes et de leurs familles, ils s’inscrivent dans la démarche, malheureusement habituelle, de l’extrême droite qui vise à diaboliser les immigrés, à stigmatiser les musulmans et à exalter la pureté de la race et de la civilisation occidentale.
Par ailleurs nombre de militants et de dirigeants du FN se sont laissés aller à des débordements verbaux, tel Laurent Ozon, conseiller de Marine Le Pen et membre du bureau politique, qui a publié sur Twitter une série de messages visant à «expliquer le drame d'Oslo» par l'immigration, chiffres et faits-divers à l'appui.
Encore une fois, et c’est le but recherché, ces interventions haineuses et nauséabondes ont soulevé une vague d’indignation de la part des associations luttant contre le racisme et oeuvrant pour le vivre ensemble, mais aussi au Parti socialiste par la voix de Martine Aubry : « (…) Ce multirécidiviste du détail et de la haine révèle, s'il en était besoin, la gigantesque opération de manipulation baptisée "dédiabolisation" à laquelle se livre le FN depuis plusieurs mois. 
A cette heure, aucune voix au sein de l'UMP n'a jugé utile de dénoncer de tels propos. Pour ma part, jamais je ne m'habituerai aux paroles injustifiables et aux propositions intolérables du Front national que j'ai toujours combattues, au plan local comme à l'échelon national… ».
Pour Benoît Hamon, porte parole du Parti Socialiste, en réaction aux attentats commis par Anders Behring Breivik : « Voilà où mène aussi l'idéologie du choc des civilisations, de l’incompatibilité des cultures, de l’impossibilité de construire des mondes au-delà de nos sociétés habituelles : à la haine, à la destruction, au terrorisme. Nous le voyons aujourd’hui de manière dramatique en Norvège. Ailleurs en Europe, en Hongrie, au Danemark, en Finlande, en Belgique ou en France, les thèses d’extrême-droite gagnent du terrain. Aucun parti d'extrême droite ne doit être banalisé ».
Malgré le désir de sa présidente de rendre le FN « respectable », il demeure un parti extrémiste, toujours aussi dangereux et infréquentable.

Texte rédigé par Frédéric Penalver

26 juillet 2011

Famine dans la Corne de l'Afrique

Communiqué de Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme

Le Parti socialiste se félicite que des premières mesures d'urgence aient été prises pour répondre à la situation catastrophique des populations de la Corne d'Afrique, comme il l'avait déjà réclamé le 19 juillet dernier.

Les 500 premiers millions débloqués restent néanmoins très insuffisants au regard des 1,2 milliards jugés nécessaires par la FAO. La communauté internationale, et les pays riches en particulier, doivent donc redoubler d'efforts pour stopper la machine infernale de la mort qui menace toujours près de 12 millions de personnes.
Dés mercredi, la réunion des donateurs de Nairobi doit avancer en ce sens.
Les mesures d'urgences sont indispensables pour acheminer les vivres de premières nécessités et l'eau potable, mais aussi pour assurer la dignité de centaines de milliers de réfugiés de la faim.
Le Parti socialiste appelle à la mobilisation de toutes les nations et de tous les moyens disponibles au sein des institutions financières internationales pour engager au plus vite un grand programme de développement qui favorise les investissements dans l'agriculture maîtrisée par les populations, l'élevage pérenne et l'irrigation. Les terres cultivables des pays les plus pauvres doivent être destinées prioritairement aux cultures permettant d’assurer l’autosuffisance alimentaire des peuples.
Il est temps d'élaborer de nouveaux mécanismes de régulation internationale et de nouvelles règles pour les échanges commerciaux et la coopération avec les pays du Sud.
Cette stratégie de développement implique que soient empêchés les accaparements de terres mises en œuvres par des multinationales, voire par d'autres États, qui privent les populations de leur souveraineté agricole.
La situation révoltante de la Corne d'Afrique est une source de graves déséquilibres sur lesquels prospèrent les pires obscurantismes dans la sous-région.
Combattre le famine est un devoir moral mais aussi une nécessité politique car il n'y aura pas de sécurité durable, au Nord comme au Sud, s'il n'y a pas de développement partagé sur la planète.

Le parti socialiste rappelle ses engagements pour que la France propose un nouveau modèle de développement, tourné vers le bien-être et permettant la paix (http://www.parti-socialiste.fr/document/les-propositions-adoptees-par-le-bureau-national-du-ps%20).

15 juillet 2011

Cérémonie du 14 juillet 2011

Vous trouverez ci aprés l'allocution de Djoudé Merabet maire d'Elbeuf à l'occasion de la cérémonie du 14 juillet.

Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer le 14 juillet qui est un jour de fête mais aussi un jour d’histoire.
Merci à toutes et tous d’être présents ici en cette date si symbolique.
La fête nationale, dois-je le rappeler, célèbre le grand souffle de liberté et d’égalité, autour desquelles la République s’est construite dans notre pays.
Car ce sont bien les valeurs républicaines que nous célébrons aujourd’hui.
Le 14 juillet est une fête qui se veut joyeuse et conviviale.
Mais c’est aussi une fête qui est lourde de sens : c’est pourquoi il est important de réaffirmer avec force notre adhésion à notre République, à ses principes, à ses règles et à ses ambitions.
Au-delà du récit historique, le 14 juillet doit rester dans le cœur de chaque Français un moment particulier, celui de la célébration, dans nos communes, de la Fête Nationale.
Ensemble le 14 juillet, nous voyons nos villes et nos villages se couvrir de drapeaux tricolores, symboles de notre République.
Ensemble le 14 juillet, nous honorons celles et ceux qui sont morts pour défendre notre patrie.
Nous nous souvenons, avec émotion, de l’Histoire et de tous ceux qui ont contribué à l’écrire, parfois de leur sang.
Nous rassembler ici aujourd’hui témoigne de notre volonté collective de perpétuer les idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, d’esprit de solidarité, de désir de justice sociale et de volonté de paix pérenne entre toutes les nations.
Ces idéaux qui constituent les fondations mêmes de toute société démocratique, et que la toute jeune république française avait érigé au rang de principes universels.
Le 14 juillet célèbre la prise de la Bastille.

C'est-à-dire à la fois la conquête de la liberté, le refus de l’arbitraire, mais aussi la prise du pouvoir par le peuple.
Cette image a traversé bien des frontières pour illustrer le message universel de la France révolutionnaire, pays des libertés.
De ce mouvement populaire est née la République, synonyme de démocratie, de société plus égalitaire et plus juste.
Une République c’est le partage de valeurs communes, la volonté de vivre ensemble et de construire un destin partagé.
La Révolution de 1789 était inspirée par un humanisme généreux, le même qui guidera tous ceux qui croiront en la République, et au sens des valeurs fondamentales qu’elle incarne.
Je pense tout d’abord, bien sûr, à la Déclaration des droits de l’Homme, mais aussi à l’héritage de la 2nde  République avec l’instauration du suffrage universel, la liberté de la presse et d’association.
Je pense également à la IIIème République à laquelle nous sommes redevables de l’instruction laïque, gratuite et obligatoire, de la séparation des Eglises et de l’Etat, et de la liberté syndicale.
Je pense aussi à la IVème République à qui nous devons l’extension de la Sécurité Sociale à tous les salariés et le droit de vote pour les femmes.
Je pense enfin à la Vème République avec l’abolition de la peine de mort, la retraite à 60 ans, le temps de travail ramené à 35 heures.
Cette journée de fête mais aussi d’histoire est l’occasion de rendre hommage à tous ceux qui, au cours des siècles, se sont battus pour l’avènement de la justice et de la liberté, et ont bâti petit à petit la République.
Victor Hugo disait d’ailleurs à ce sujet « La patrie se compose des morts qui l’ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent ».
Nous leur devons de vivre dans une démocratie respectueuse des droits de chacun, où la liberté est la règle et la loi la référence.
Il ne faut pas pour autant oublier que la démocratie est une construction fragile, dont la survie dépend de la capacité des citoyens à en actualiser les principes.
Si la République n’est plus l’objet de polémique, il ne faut pas pour autant se contenter d’une célébration consensuelle annuelle pour l’invoquer.
Il nous faut continuer d’être vigilant, pour préserver les libertés fondamentales comme la liberté d’expression, la liberté de pensée, la liberté d’opinion qui ne sauraient être remis en cause.
Ce n’est pas en effet en tentant de refermer la France sur elle même, en jouant sur la peur de l’autre, que nous participerons à la construction de l’humanité.
A l’échelle d’une ville comme Elbeuf Sur Seine, notre pouvoir d’agir semble bien modeste au regard de la dimension de notre planète.
Pour autant, notre collectivité ne doit pas rester à l’écart des initiatives qui appellent à un sursaut de conscience collective.
La question du « vivre ensemble » doit nécessairement être au centre des préoccupations des élus en charge des affaires municipales.
La commune reste la collectivité de proximité au sein de laquelle peuvent s’élaborer ensemble des projets de vie en société autour de valeurs qui doivent être partagées.
Organiser des débats, des rencontres interculturelles, provoquer des échanges, participent à cette volonté d’universalisme républicain fondé sur le principe de tolérance et de laïcité.

Mesdames, Messieurs,
Tout cela peut paraître bien éloigné de l’objet de notre rassemblement d’aujourd’hui mais je ne le crois pas.
Au contraire, j’ai le sentiment, en prononçant ces quelques mots, d’être dans la filiation directe de tous ceux qui le 14 juillet 1789 ont ouvert une brèche dans un régime ou les droits de l’homme n’existaient pas.
Leur combat, au prix de nombreux sacrifices a permis de construire une société plus juste, plus égalitaire et plus fraternelle.
Il appartient à tous et peut-être encore plus aux élus républicains, de veiller à préserver ce précieux héritage.
Je forme donc le vœu que la France veille réellement au respect des droits de l’Homme dans le monde et qu’elle accompagne les pays dans la voie de la démocratie et du progrès.
Je souhaite enfin, que la France des années futures soit une France plus juste, plus solidaire, en un mot une France que l’on aime.
J’espère pouvoir compter, dans notre commune, sur chacun de vous pour appuyer ses vœux et les transformer en réalisations concrètes, avec nous.

Vive la République,
Vive la France.

11 juillet 2011

Barbecue estivale de la section

Pause estivale avant les primaires.

Plus de 200 militants et sympathisants se sont retrouvés samedi dernier à l'occasion du traditionnel barbecue républicain de la section d'Elbeuf.
Echappant à la pluie, les participant ont pu profiter de cet aprés midi pleine de convivialité et de bonne humeur en présence de Didier Marie et de Djoudé Merabet.
L'occasion nous a été donné pour évoquer les primaires et nous mettre sur les rails pour septembre.
En route...

27 juin 2011

Conseil municipal du 23 juin 2011 à Elbeuf

Vous trouverez ci aprés quelques unes des décisions prises à l'occasion du Conseil Municipal du jeudi 23 juin 2011


Budget supplémentaire 2011
Le budget supplémentaire de la ville a trois fonctions essentielles :

- il permet de reprendre les résultats antérieurs et les crédits reportés, d’ajuster les crédits au budget Primitif et d’inscrire des opérations nouvelles.
Pour 2011, le budget se chiffre à 1 876 550 euros en fonctionnement.
Il provient de l’excédent disponible du compte administratif 2010 et du reversement du budget du service funéraire.
Les autres recettes proviennent des ajustements des dotations de l’Etat et de la fiscalité locale.
Pour Didier Marie, « l’ensemble de ces disponibilités permet d’amplifier la dynamique du projet de mandat proposé aux elbeuviens en 2008 ».
Pour agir pour tous les âges de la vie, le lancement en septembre des travaux du centre multi accueil de la petite enfance à Saint Cyr justifie l’inscription de 83 500 euros.
De plus, des aménagements de locaux et l’achat de mobilier complémentaires sont financés pour accompagner les deux ouvertures de classe.
Pour favoriser la pratique sportive et garantir le niveau de nos équipements, des travaux sur la toiture terrasse du gymnase Jean Pierre Papin vont être réalisés pour 45 000 euros et le terrain de tennis du Buquet va être mis en lumière pour 22 000 euros.
Pour agir aujourd’hui pour préparer l’avenir et embellir la ville, l’espace Voltaire va bénéficier d’une réfection de l’intégralité de sa couverture avec une inscription complémentaire.
Enfin un programme important de voirie sera réalisé :
- Sont ainsi programmées les chaussées des rues Lemercier, rue de la Forêt et du Buquet.
L’étude de ces inscriptions budgétaires va se traduire dans un contexte budgétaire tendu par des opérations significatives dans le domaine de l’aménagement urbain, de l’amélioration du cadre de vie et de bien être de la population.

Déclaration d'utilité publique. 2 ème tranche
La ville a signé en 2006 la convention d’Opération Programmée d’amélioration de l’Habitat de Renouvellement Urbain avec l’Ex Agglomération d’Elbeuf, le Département, l’Etat et l’Agence Nationale de l’Habitat.

En juin 2007, le conseil municipal a approuvé la création du périmètre de restauration immobilière et le lancement de la 1 ère tranche d’immeubles sous déclaration d’utilité publique.
A l’issue de cette première tranche, de nombreux immeubles sont en cours de projet sur 4 secteurs de la ville, des dossiers de permis de construire sont déposée ou en cours d’étude.
Il convient aujourd’hui de lancer une seconde tranche de travaux afin de poursuivre l’effort de restauration du centre ville ancien.

Convention avec l'association Culture du Coeur
La ville a conventionné avec l’association Cultures du cœur afin de permettre au plus grand nombre d’elbeuviens d’accéder à des pratiques culturelles et sportives nombreuse et variées.

L’association Culture du cœur a pour objectif de rapprocher les acteurs du développement culturel et sportif de ceux qui agissent auprès des personnes en situation d’exclusion et de précarité.
Les structures sociales du territoire au premier chef desquelles le CCAS auront un accès privilégié aux invitations collectées par cette association.
Elles pourront ensuite en faire bénéficier les personnes qu’elles accompagnent dans une démarche d’ouverture et d’insertion sociale.

23 juin 2011

Speed dating projet socialiste

Les militants de la section se sont réunis hier soir à l'occasion d'un speed dating politique sur le projet des socialistes pour 2012.

3 tables rondes ont été programmés.

- L'une sur l'avenir de la laicité dans une Républqiue en danger, l'autre appelée " Reconstruire la protection sociale et l'accés à la santé" et la derniére " Pour une socitée juste, égalité des personnes et des territoires".

D'autres rendez vous auront lieu afin de permettre aux militants de s'approprier le projet et de le démocratiser auprés des elbeuviens.

22 juin 2011

Communiqué de presse de Didier Marie et de Jean Louis Destans

« Dans quelques jours, les candidatures à la primaire socialiste seront ouvertes.
Devant les crises économiques, morales et politiques que traverse notre pays, les socialistes ont le devoir de l’emporter en mai prochain. Cette victoire est nécessaire et se construit au travers de la primaire, 3e étape de la reconquête.
Cette procédure n’est aujourd’hui possible que par l’unité retrouvée des socialistes après le congrès de Reims.
Il s’agissait de la première étape.
Elle n’est possible que dans la mesure où nous disposons d’un projet partagé par l’ensemble des socialistes et une grande partie des forces de progrès, 2ème étape.
Martine AUBRY a conduit les socialistes dans le débat et dans l’unité.
Elle a su démontrer son expérience, ses convictions, son savoir-faire dans des circonstances difficiles.
Tout au long de son parcours, de ministre du gouvernement JOSPIN à la tête d’une ville importante et d’une grande agglomération, elle a fait preuve de ses compétences et de sa capacité à fédérer les énergies et les talents pour préparer l’avenir.
Nous avons la conviction qu’elle saura, après avoir rassemblé les socialistes, rassembler les forces de gauche, écologiques et de progrès pour construire une France plus juste, une France apaisée qui prépare
solidairement son avenir.

Pour ces raisons, nous appelons Martine AUBRY à se porter candidate à l’élection présidentielle. »

Didier MARIE Jean Louis DESTANS

21 juin 2011

Communiqué de Marylise Lebranchu "La sécurité est et doit rester de la responsabilité de l’État"

Lors d’un colloque organisé à Nice le 16 juin, le ministre de l’intérieur Guéant a évoqué le rapprochement entre police nationale et polices municipales. Pour Marylise Lebranchu, présidente de la fédération des élus socialistes et républicains, ancienne Garde des Sceaux, « c’est avant tout un aveu d’échec des politiques de sécurité menées par la droite depuis 2002. Après avoir diffamé les maires socialistes l’été dernier, Christian Estrosi les appelle à l’aide ! »

Francis Lec, délégué national Sécurité-Justice de la fédération des élus socialistes et républicains, confirme l’agacement des maires de gauche : « Entre polices municipales et nationales, le partenariat, oui, le transfert, non. »
À cause des politiques de restriction d’effectifs de police imposés par la droite à l’État, les communes, y compris de gauche, ont déjà beaucoup compensé. Francis Lec constate : « Nombreux sont les maires qui ont demandé des renforts de Police Nationale à leur préfet sans la moindre réponse.
Les maires se retrouvent souvent seuls face aux problèmes de sécurité.
Pendant que la droite tient conférence, les maires de gauche agissent. »

Marylise Lebranchu le rappelle, « depuis 2002, la droite a réduit de 10.000 les effectifs actifs de la Police Nationale. » Pour elle, « ce n’est pas qu’une logique budgétaire.
Comme pour d’autres services publics, elle organise son impuissance pour préparer le terrain pour des polices privées. »
Marylise Lebranchu dénonce les orientations même de la politique de sécurité de la droite : « la politique du chiffre imposée par la droite aux policiers et aux gendarmes les a détournés des objectifs des vrais enjeux de sécurité.
Pour la droite, toutes leurs interventions doivent se conclure par des mises en cause, alors que la tranquillité des habitants se résume dans beaucoup de cas à de la présence et à du dialogue.
Aujourd’hui, c’est souvent la police municipale qui maintient cette présence et ce dialogue. »
Sur les questions de statut des policiers municipaux, Francis Lec insiste sur la diversité des solutions retenues par les communes : « Les maires socialistes et républicains trouvent des solutions adaptées aux questions de sécurité auxquels ils font face, qui sont très différentes selon les territoires.
Ils sont très attachés à leurs personnels de Police Municipale, et ils ne veulent pas les transformer en supplétifs de la Police Nationale. »
Marylise Lebranchu complète : « C’est la confusion des genres et des responsabilités qui est la plus dangereuse pour la sécurité. Les Polices Municipales ont des prérogatives limitées par la loi. L’enjeu, ce n’est pas de faire faire aux policiers municipaux ce qu’ils ne sont pas censés faire ou de leur donner l’apparence de policiers nationaux. L’enjeu, c’est de régler les troubles au plus tôt, que ce soit des troubles de voisinage, de l’ivresse sur la voie publique ou des actes de délinquance. Pour cela, il faut que le préfet considère le maire comme un véritable partenaire. Et que la Police Nationale ait des effectifs suffisants pour qu’elle vienne quand on l’appelle. »
Elle rappelle que le projet socialiste pour 2012 prévoit la création de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires.

19 juin 2011

Formation pour les primaires socialistes

Samedi dernier, une dizaine de militants socialistes d'Elbeuf et de Cléon a ouvert le bal des premiéres formations de mobilisateurs dans les sections à l'occasion des primaires socialistes du 9 et  du 16 octobre.
Fonctionnement des élections, tenue des bureaux de vote, mobilisation auprés des citoyens, ces premiers militants se verront confier la mission de populariser ce grand moment démocratique auprées des elbeuviens.
D'autres formations seront organisées.

La vidéo ci-jointe laisse place à 4 interventions de membres du Comité Départemental d’Organisation des Primaires PS 2011 : Olivier MOURET, Luce PANE, Nabil SANTO et Charlotte GOUJON qui parlent des primaires socialistes de 2011.



PRIMAIRES PS 2011 par federationps76


Si vous souhaitez y participer, inscription à l'adresse suivante section-ps-elbeuf@voila.fr

12 juin 2011

Journée de solidarité: deuxième fiasco en vue

A l’approche du lundi de Pentecôte, rappelons le bilan piteux de la « journée de solidarité » inventée par le Premier ministre Raffarin pour ponctionner les salariés sous prétexte de prendre soin des personnes âgées.


Sept ans après, force est de constater que nos aînés ne sont pas mieux lotis qu’en 2003. Pire, cette année, les ressources de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) sont siphonnées par l’assurance maladie à hauteur de 100 millions d’euros. Le gouvernement alors organise lui-même l’assèchement des moyens disponibles pour la prise en charge de l’autonomie.

Pour financer son « grand chantier de la dépendance », dont il ne sortira probablement que quelques mesures symboliques en 2012, Roselyne Bachelot a réouvert la piste d’une seconde « journée de solidarité » aussi inefficace et inadaptée que la première.

Le Parti socialiste propose une approche globale de la compensation de la perte d’autonomie tout au long de la vie et de l’adaptation de la société au vieillissement de la population.
C’est dans le cadre de cette approche que pourra être mise en œuvre une politique avec un financement juste, intergénérationnel et solidaire des incapacités.
 
Communiqué de Charlotte Brun secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance