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27 décembre 2008

Le pouvoir en vacance ou la vacance du pouvoir?

Le moment a été bien choisi par le couple du pouvoir pour se trouver au deux extrémités de la planète : Sarkozy au Brésil et Fillon en Egypte.

Quelle belle image du pouvoir donnée au Français par les temps qui courent.
Attention ,nous dit on, ce sont des déplacements d'affaires, des visites officielles pour l'intérêt du pays.
Sarkozy au Brésil pour représenter l'Europe en tant que président de l'Union Européenne, comme si à quelques jours de la fin de cette présidence notre agité conserve encore une quelconque influence possible.
En vérité le choix n'est il pas plus propice à des vacances de rêves ??
Il n y a qu'à prendre connaissance du lieu de sa villégiature.
D'après une agence locale brésilienne , reprise par la presse brésilienne :

« C'est dans ce complexe hôtelier de luxe, sis sur une plage isolée à 430 km au sud de Salvador de Bahia, qu'ils devraient rester jusqu'au 29 décembre, date de leur retour en France, avec la famille de la Première dame, dont son père biologique qui habite au Brésil.
Selon le site de l'hôtel, l'établissement dispose de vastes bungalows face à la mer, espacés dans une cocoteraie de manière à "assurer la tranquillité des hôtes". De là, la famille présidentielle pourrait visiter la ville coloniale d'Ilheus, capitale du cacao rendue célèbre par les romans de l'écrivain brésilien Jorge Amado. »
Fillon en Egypte, là aussi nous dit on, pour soutenir une certaine paix au Moyen Orient et encourager les relations bilatérales franco-égyptienne.

Peu importe, coupler cette visite à des vacances de rêve sur les plages de Charm El Cheik au bord de la mer rouge contraste avec l'état économique et social ambiant en France.

Les Français qui subissent de plein fouet cette crise économique et sociale devraient ils applaudir ces choix inopportuns ?

Le contraste est flagrant entre ces vacances de milliardaires et ces situations intenables des certains de nos concitoyens.

Deux millions de chômeurs inscrits , la moitié non indemnisée,

Des millions de mal logés,

De plus en plus de travailleurs pauvres,

Des milliers de détenus entassés dans des prisons surpeuplées dans des conditions dégradantes

Et, la liste est longue...

Une vacance de pouvoir s'est installée de fait. La France roule sans tête ni queue.

Si , il paraît que le ministère de l'Intérieur a pris délégation provisoire du pouvoir, autrement dit la France est surveillée et dirigée par la police.
Quelle évolution dans nos institutions !!

Texte rédigé par Sayah Jalaouali

25 décembre 2008

Petite grâce entre ami

Encore une fois, Nicolas Sarkozy est allé à contre pied de ce qu'il déclarait et promettait pendant la campagne présidentielle de 2007(plus possible d'accorder des grâces presidentielles aux détenus : symbole de sa chère rupture avec le passé.
Mais aujourd'hui, il manifeste sa contradiction, encore une, en accordant une grâce partielle a Jean Charles Marchiani (homme sulfureux des services secrets français).

Mr Marchiani est connu pour des multiples déboires judiciaires

-trafic d'influence et abus de biens sociaux dans un marché de fournitures de boite de vitesse pour des chars Leclerc destinés a être vendus aux Emirats Arabe Unis

-trafic d'influence et abus de biens sociaux dans une affaire de commissions versées par la société hollandaise Vanderland pour le marché de tri de bagages de Roissy. Il a perçu une importante somme d'argent ( 9.7 millions de francs) sur son compte en suisse de 1991 a 1994.

A la fin de ce feuilleton judiciaire, Mr Marchiani a été définitivement condamné à :

-deux peine de prison ferme, de trois et un an.

-400.000 euro d'amende

-privation de droits civiques et civiles de cinq ans.



Voilà à peu près l'homme à qui le président Sarkozy n'a pas hésité une seconde à accorder une certaine grâce, partielle soit elle.

Monsieur le président, de grâce alors, ou vous maintenez vos déclarations de campagne d'interdire toute grâce ou alors vous l'élargissez à des milliers des prisonniers méritants ( hors hauteurs des crimes terroristes , stupéfiants ,viols ou agressions sexuelles).

La politique répressive de Nicolas Sarkozy n'est elle destinée qu'au petit peuple ? J'espère que non.
La question se pose quand même, y a t il deux poids et deux mesures ?
On accorde une grâce à un délinquant d'envergure comme Marchiani (peut être pour mieux l'insérer dans la société) et on se l'interdit pour d'autres : des milliers de petit voyous pour qui l'enfermement n'est qu'un vecteur de récidive et d'aggravation future de leurs sorts.

Peut-on parler de justice quand les mêmes règles ne sont pas appliquées à tous?", s'interroge Martine Aubry, qui ajoute: "La grâce partielle accordée à M. Marchiani est d'autant plus injustifiable que le président refuse des réductions de peines et des remises en liberté anticipées même pour des faits mineurs".

Texte rédigé par Sayah Jalaouali

22 décembre 2008

Diversité , des actes et plus des paroles

A l'heure où le Président Sarkozy intervient avec tambours et trompettes sur le thème de la diversité, il est intéressant de voir à quel point l'UMP s'acharne sur ce qui était le symbole du Président sur ce théme : la nomination de Rachida Dati et de Rama Yade.
Quel fameux grand écart en guise de cadeaux Noël...

«La République c'est le droit de tout homme, quelle que soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté.» Jean Jaurès
La politique française est toujours affaire de couleur: rose, rouge, bleu ou orange, ce sont en gros les signes identitaires des principaux partis politiques français.

La République n’a t elle pas adoptée un drapeau coloré ?

Mais dans la réalité, au delà des colorations "symboliques", la France n’est elle pas tout simplement multicolore ?
Et là, nous sommes face à des citoyens et non plus face à des sigles, bref dans la vraie vie.
Ce mélange de couleur emprunte-t-il un chemin facile digne de notre République pour jouir de sa part de souveraineté et d'implication citoyenne ?
Hélas non.
Dans tout les cas, pas pour une grande partie de nos concitoyens.

Effet Obama oblige, la classe politique française découvre soudainement le mot magique, diversité, cette potion qui a généré un bain de jouvence démocratique au peuple américain.
Ce symbole fort entraîne des réactions en chaîne partout de part le monde.
La tache d’huile s'est vite répandue et a traversé l’Atlantique pour arriver en France.

Nos consciences vont elles se réveiller pour aboutir a la révolution sociétale ?

Après tout Jaurès ne disait-il pas « Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience».

Des multiples réactions et propositions se manifestent ici et là et nous ne pouvons que les encourager : le sujet ne doit pas être clivé, il est vital pour qu’il fasse consensus.
N’oublions pas qu’il est question d’une large frange de la population française et qu’il est temps de compter avec.
Cette frange ne peut être que source de richesse et surtout source de paix.
Dans le cas contraire, c’est le radicalisme qui pointera son nez, c’est le communautarisme qui submergera la société.

Ne laissons pas une partie de nos compatriotes au bord du chemin.

Il faut appeler à un « new deal » pour redéfinir une vision nouvelle de la société où chacun trouve sa place pour éviter la rupture.

Tirons des leçons des américains : leur système social a bel et bien échoué.
C’est bien le pays le plus désorganisé au niveau de ses communautés, c’est bien le pays le plus marqué par son éclatement ethnique et comme résultat de cet échec, il redresse aujourd’hui la barre avec l’élection d’un noir a la présidence.
Quel éclat !!

Le Parti Socialiste a le mérite de se pencher bien avant d’autres sur la question de la diversité, timidement certe, mais a saisi la mutation de la société et l’a plus ou moins prise en compte : rappelons nous des propositions présidentielles de 1981(droit de vote des étrangers aux élections locales) toujours d’actualité d’ailleurs.

Les députations de Harlem désir, Bariza Khiari, et d’autres… sont des symboles politiques avant-gardistes et courageux.

Cela reste toujours insuffisant mais plus conséquent que de proposer par le fait du prince des symboles révocables à tout moment que l'on compare maintenant à des "produits financiers".

Les socialistes doivent aller plus de l’avant dans ce domaine crucial pour l’avenir, ne serait ce que par la force de nos convictions ( justice ,égalité, humanisme…).
La démocratie ne doit pas s’arrêter là où commence l’intérêt de l’autre.

Texte rédigé par Sayah Jalaouali.

21 décembre 2008

Les lycéens d'Elbeuf mobilisés

A Elbeuf aussi, les lycéens de nos établissements sont en colére face à la réforme du Ministre porte flingue de Sarkozy.
Et face à la contestation, Darcos a cédé même si son objectif est de profiter de la tréve des "confiseurs".
Reculer pour mieux sauter....
Mais les syndicats lycéens ont raison d'avoir des craintes et de continuer la mobilisation au regard de la régression éducative que représente ce projet de loi.
Le lycée de demain sera radicalement différent de l'actuel. En effet, au-delà de la disparition d’un réel groupe classe, trois tendances majeures se dessinent à travers la réforme proposée par Darcos :
- des programmes sans aucune spécificité pour ce qui est du tronc commun ainsi qu’un lycée à la « carte ». Sur ce dernier point, derrière l’aspect sympathique de la liberté de choisir ses matières, aucun accompagnement en termes d’orientation n’est prévu, ce qui multipliera la situation d’élèves perdant pied ou construisant un parcours « fun » mais sans cohérence pour l’accès aux études supérieures.
- un abandon de la volonté d’apprendre au lycéen à penser par lui et volonté d’en faire un mouton docile (cf. remise en cause de l’enseignement de Sciences Economiques et Sociales au profit de la « découverte du monde de l’entreprise », attaques répétées contre l’enseignement de philosophie en terminale…).
- une restriction du nombre d’heures enseignées au lycée et donc l’émergence d’un lycée « light », avec le risque que cela représente pour la reconnaissance de la valeur du diplôme du baccalauréat. Sauf pour celles et ceux dont les parents pourront payer des boîtes privées certifiant les connaissances dans tel ou tel domaine.
A cela s'ajoute le nombre de poste supprimé dans l'enseignement.
Le ministère ne fait pas une réforme pour améliorer le lycée.
Il fait une réforme pour réaliser des économies budgétaires.
Le ministère ne fait pas une réforme en lien avec la communauté éducative (lycéens, enseignants, parents d’élèves,…) mais contre cette communauté éducative.

20 décembre 2008

Le LABO 76

A l’occasion d’une conférence de presse vendredi 12 décembre à Rouen, Christophe BOUILLON, 1er Secrétaire Fédéral du PS en Seine-Maritime, Guillaume BACHELAY, nouveau Secrétaire National ‘Industrie et NTIC’, Nicolas MAYER-ROSSIGNOL, coordinateur du LABO76 et Djoudé MERABET, trésorier de la Fédération, ont présenté le LABO76, véritable laboratoire d’idées (‘think tank’) des socialistes en Seine-Maritime.



Le manifeste du Labo 76 est en ligne sur le site et peut être signé par email : lelabo76@gmail.com

03 juin 2008

Rencontre des reconstructeurs

Laurent Fabius a qualifié samedi l’initiative des "reconstructeurs" socialistes de "mouvement le plus novateur" au sein du PS, estimant que le "faux débat" entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë risquait de virer au "pugilat".

Le "pôle des reconstructeurs", qui regroupe des proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg doit se retrouver dimanche pour voir s’il est possible de dessiner une nouvelle alliance, puis une nouvelle majorité au congrès de Reims à la mi-novembre.

"C’est le mouvement je crois le plus novateur," a déclaré M. Fabius à Europe 1, évoquant "des responsables et militants qui viennent de sensibilités différentes (et) décident de travailler ensemble sur le fond et de rechercher des solutions communes pour une gauche décomplexée et qui puisse gagner".

"Le début du débat qui s’est instauré (en vue du congrès) est un faux débat", entre Ségolène Royal, candidate déclarée à la direction du parti, et Bertrand Delanoë, candidat présumé mais non déclaré, a estimé l’ancien Premier ministre.

M. Fabius a notamment estimé à propos de la polémique autour du "libéralisme", que tous deux "sont plutôt en accord qu’en désaccord sur ce point".

"Quand il y a un faux débat, en général ça dégénère en pugilat", a-t-il poursuivi, réclamant un "débat de fond". "Ce qu’on attend de nous, c’est quelles sont les réponses concrètes (...) que vous avez à apporter sur l’emploi, sur les délocalisations, sur la santé, sur l’école, sur l’environnement et sur le futur".

Interrogé pour savoir si Mme Aubry pourrait devenir la candidate des "reconstructeurs" à la tête du PS, M. Fabius a déclaré "on verra, on n'en est pas encore là", en souhaitant "sortir des débats de personnes qui empoisonnent la vie politique".

Présent à cette journée Erick S militant de la section nous livre son sentiment:

"toutes ces images étaient dans ma tete, toutes les valeurs du PS défilaient également, le pacte social, la laicite, la fraternite et je me disais qu'il y a quelques mois lorsque j'ai décide apres avoir rencontré M FABIUS et MARIE de rejoindre le PS je n'imaginais pas alors vivre si rapidement des moments aussi importants".

14 mai 2008

L'UMP perdu sur le marché

Avec discrétion (depuis peu de temps), sur les marchés , les dames de l'UMP nous donnent la leçon.
Cher Jacques Brel, toi qui chantais " et un point à l'envers et un point à l'endroit" reviens vite parmi nous car leur chanson est aujourd'hui devenue avec Sarkozy : et un point à l'endroit (bling-bling !), et deux points à l'envers (blong-blong !), détricotons, détricotons les protections sociales, de haute lutte acquises par nos parents ! Au delà des contre-vérités sur lesquelles nous reviendrons, allons à ce qui nous semble l'essentiel.

Non, le Parti Socialiste n'a pas de chef, et pour une raison simple : le Parti Socialiste n'a pas le culte du chef ! Ce culte du chef, grand ou petit dont la droite française s'est trop souvent facilement satisfaite pour aggraver les inégalités sociales et réduire les libertés !

Jean Jaurès, Léon Blum, François Miterrand ont été des hommes politiques responsables dont la pensée, la vision, la culture humaniste, les propositions pour l'avenir, l'action politique se sont appuyées sur les aspirations du peuple, c'est à dire du plus grand nombre. C'est pourquoi, aujourd'hui et conformément à son éthique, le Parti Socialiste ne se cherche pas un chef mais travaille à l'élaboration d'un programme politique plus juste, plus fraternel, en un mot plus républicain ! Au cours de ce travail démocratique, une femme, un homme, se positionnera parce qu'elle ou il aura particulièrement pris sa part dans l'expression des réponses à apporter aux attentes de nos concitoyens. Nous récusons les leçons de la droite et contestons les tout puissants moyens médiatiques qu'elle utilise pour à intervenir dans notre processus publique et démocratique.

Certe, la solidarité n'appartient pas à ceux qui la manifestent au quotidien et les femmes et hommes socialistes ne sont pas les moindres à s'investir dans les actions caritatives devenues en France littéralement vitales pour trop d'entre nous du fait des choix politiques de cette droite dure et arrogante !
Nous croyons bien évidemment que toutes les bonnes volontés sont indispensables pour pallier les carences et la brutalité envers les plus démunis de la politique inégalitaire du pouvoir actuel. Mais simultanémént nous pensons que gouverner, c'est exercer en amont des choix politiques et donc budgétaires équitables afin que la solidarité ne soit pas qu'un mot de campagne électorale, vite oublié : 15 milliards d'euros par an pour les plus favorisés ! 15 milliards dont un nombre croissant d'experts de tous horizons nient toute pertinence économique !
Aujourd'hui, quand les prix des carburants s'envolent pour des raisons principalement spéculatives, les bénéfices des sociétés pétrolières explosent sans qu'aucune mesure de compensation ne soit prise : comment continuer à conduire les enfants à l'école ou chez la nounou puis se rendre à son travail et refaire le même trajet en sens inverse, le soir, et les courses ? Augmentation du prix des carburants, des dépenses de santé, des produits alimentaires de première nécessité : il ne s'agit désormais même plus de protection du pouvoir d'achat, il s'agit tout simplement du droit de vivre au quotidien.

Responsable, le Parti Socialiste assurera comme par le passé, ses devoirs envers l'ensemble de la nation. C'est pourquoi son programme ne sera pas un copié-collé des exigences des dirigeants les plus conservateurs du MEDEF et des spéculateurs des marchés financiers qui ruinent notre tissu industriel et nos emplois.

Le Parti Socialiste n'a pas de problème et surtout pas quelle ironie,les mêmes que ceux de l'UMP et de son chef ! Non, la gauche et la droite, n'ont pas la même politique, les mêmes objectifs, les mêmes préocupations.
N'en déplaise au irréductibles de l'UMP sakozyste, le peuple de gauche l'a parfaitement compris !

Texte rédigé par Jean Pierre Boumeziren

28 mars 2008

Conseil municipal. Installation du maire

Allocution de Djoudé Merabet, maire d'Elbeuf

Cher Didier,
Cher Françoise,
Cher(e)s collègues,
Mesdames Messieurs,


C’est avec beaucoup d’émotion, mais également un profond sentiment de responsabilité que je prends la parole pour m’adresser à vous.

Je tiens d’abord à remercier mes collègues du conseil municipal, qui m’ont accordé leur confiance pour diriger l’équipe municipale.

Merci à toi, Didier, qui m’a donné le goût de la chose publique, et m’a très tôt confié des responsabilités, me faisant découvrir la force de l’action collective.

J’ai beaucoup appris à ton contact, et si je suis fier de te succéder dans ce fauteuil de maire, j’ai surtout appris de toi qu’on occupe une fonction élective pour agir, et apporter sa pierre à l’édifice. Je saurai m’inspirer de ton exemple, et m’appuyer sur tes conseils pour continuer à porter une politique ambitieuse au service de tous les habitants.

Merci également à l’ensemble de mes collègues. En m’investissant de ce rôle, ils me manifestent leur estime et leur amitié. Je ferai mon possible pour me montrer digne de votre confiance, et coordonner l’action de l’équipe municipale, en ayant toujours à l’esprit que nous avons été élus sur un programme, ambitieux et solidaire, et sur une promesse : celle d’être à l’écoute de tous les habitants, disponibles et accessibles.

Je n’oublie pas que nous sommes élus, elbeuviens parmi les elbeuviens, pour diriger la commune en ayant toujours comme cap le bien vivre ensemble et comme boussole l’intérêt général.

En ces temps difficiles, nous savons que nos concitoyens attendent de nous aide et soutien, pour faire face à aux difficultés de l’existence, et amortir les effets d’une politique nationale toujours plus dure pour les plus modestes. Face aux remises en cause du droit du travail et de la solidarité nationale, à l’affaiblissement de la sécurité sociale et aux coups portés contre l’école de la République par un gouvernement qui ne veut pas entendre le message des urnes, nous mènerons une politique solidaire et généreuse, tournée vers chacun des habitants de notre ville.


Je ne vous cache pas que je suis ému ce soir. Emu, car il y a quatorze ans de cela, je prenais place dans cette assemblée en tant que conseiller municipal.

C’était en mars 1995.

A l’époque, la salle me paraissait immense et je ne réalisais pas encore que l’action publique au service de ma ville guiderait mes choix de vie.

Agir pour le bien commun est exigeant, difficile. Lorsque l’on s’engage, pour décider et agir au nom de ceux qui nous ont élus, il faut faire preuve de détermination et d’humilité. J’espère que je ne manquerai ni de l’un ni de l’autre.

L’action publique met l’individu face à ses choix et ses responsabilités. Dès 1995, plus jeune conseiller municipal d’Elbeuf, j’ai choisi à cette époque de prendre les miennes, déjà.

Depuis cette date, je n’ai eu de cesse de remplir le mandat qui m’avait été confié avec sérieux, rigueur, fidèle à mes convictions et en privilégiant le contact permanent avec les elbeuviens.

J’ai beaucoup écouté, beaucoup appris, j’ai appris à sentir cette ville et à prendre la mesure de l’attente de la population à l’égard de ses élus.

Les elbeuviens attendent que nous soyons les bâtisseurs du « mieux vivre ensemble, du mieux vivre tous ensemble ».
Ils attendent de nous que nous défendions l’intérêt général car il ne faut jamais oublier que c’est l’essentiel. Ils attendent de l’élu qu’ils apportent des solutions à leurs préoccupations immédiates, qu’il soit l’élu du quotidien.

Mars 1995, mars 2008, sachez mesdames, messieurs que l’émotion au moment où je vous parle est la même qu’au premier jour.

*****
Je parlais de mon sentiment de responsabilité, car je mesure l’importance de la mission que tu m’as confiée Didier.

Je travaille à tes côtés déjà depuis longtemps et je connais tes qualités. Je me suis beaucoup imprégné de celles-ci et je continuerai à le faire.

Les Elbeuviens t’ont de nouveau accordé leur confiance et portent en toi les espoirs de voir une ville qui avance, qui les écoute, qui les protège même.

Ces espoirs se lisent dans l’ensemble des actions que tu as proposées pour ce nouveau mandat qui commence.

Agir pour tous les âges de la vie, concilier aspirations personnelles et intérêt de tous, construire notre avenir commun, amener tous les elbeuviens à s’investir plus encore dans la vie de la cité, développer la citoyenneté, voilà notre fil conducteur.

Je veillerais à ce que ce fil ne se distende pas pour que l’ensemble des engagements prévus soit tenu comme cela à été le cas dans le mandat précédent, sous ta direction et celle de Françoise.

Pour m’aider dans cette mission, je sais que je pourrais compter sur mes collègues adjoints et conseillers municipaux qui s’engagent comme moi avec toi, avec sérieux, fidélité et loyauté.

Je sais aussi que je pourrai compter sur une administration efficace, réactive qui sait s’adapter aux évolutions de notre ville et des ses habitants.

Enfin, garant de cette équipe municipale, je sais que je pourrai compter sur toi pour m’épauler, me conseiller, m’orienter.

Tes qualités, ton dynamisme, ta rigueur, tes valeurs nous avons appris à les partager avec les seinomarins depuis 4 ans. Ils ont encore besoin de toi.

Tu peux compter sur mon amitié pour te permettre de remplir les fonctions qui sont à nouveau les tiennes depuis jeudi dernier.

Je suis sûr qu’ensemble, élus, personnels territoriaux, acteurs économiques, associatifs, et habitants nous ferons en sorte de faire un pas serein vers l’avenir.

Chers Collègues, Mesdames Messieurs, au moment de terminer mon allocution, j’ai une pensée pour les élus qui ne sont plus là et avec qui j’ai traversé ces années, notamment René Youinou.

J’ai une pensée pour mes amis, pour ma famille, mes parents notamment qui m’ont toujours soutenu enfin Claire toujours présente et les yeux de mes enfants qui me motivent encore plus aujourd’hui dans l’action que je mène au service des elbeuviens.

Avec votre soutien à tous, je répondrai présent pour construire une ville en mieux.

10 mars 2008

Une campagne victorieuse à Elbeuf

La campagne électorale s'est achevée et les résultats du Parti Socialiste aux élections cantonales et municipales sont prometteurs.
Prometteurs car ils confirment la confiance que les elbeuviens accordent à Didier Marie et à ses équipes pour conduire les projets qu'il a presenté grâce à l'appui de nombreux militants et sympathisants.

Avec 100% et 3786 voix ( je rappelle que seule la liste "Elbeuf, la ville en mieux" était en lice ), Didier Marie confirme le travail mené depuis de nombreuses années au service des habitants de notre ville.

La recette est finalement la bonne:
- Beaucoup de proximité, d'écoute et de contact avec les habitants
- Une confrontation des projets avec les associations, les partenaires et les elbeuviens

Le projet présenté, l'équipe renouvelée aux profils divers et à l'image de notre ville a séduit les électeurs.
Je remercie les militants socialistes qui ont su relayer avec enthousiame et énergie l'équipe dans la confrontation de ce projet à la population.

En ce qui concerne l'élection cantonale, le résultat est à la hauteur du travail accompli par Didier Marie au sein de cette collectivité.

Avec 74.51% et 6742 voix , le nouveau conseiller général de notre canton ( Elbeuf, St Aubin les Elbeuf, Orival et La Londe) montre là aussi que les orientations prises par le Département depuis 2004 étaient les bonnes et que le projet départemental ( et sa déclinaison pour notre canton) allaient dans le sens de l'intêret collectif et des préoccupations individuelles.

01 mars 2008

Meeting du Parc Expo

Article paru dans Le Monde

Laurent Fabius a affirmé hier soir, vendredi au Grand-Quevilly, près de Rouen, qu’il y avait “une solidarité totale” entre Nicolas Sarkozy et François Fillon et que celui-ci n’était que “l’exécutant” de la politique présidentielle récusée par les Français, selon les sondages.

” On en vient à nous expliquer que, puisque le président de la République baisse dans les sondages et que le Premier ministre monte, cela signifie que la politique du gouvernement est acceptée, incontestablement. Et que, non moins incontestablement, le Président ne souffre que d’un léger trouble personnel, que cela ne saurait durer et que les choses vont rentrer dans l’ordre “, a ironisé M. Fabius.

Le député de Seine-Maritime tenait un meeting avec les candidats aux municipales et cantonales, dont Valérie Fourneyron à Rouen et Laurent Logiou au Havre, et les présidents ou premiers vice-présidents PS des Conseils généraux des deux départements de Haute-Normandie et des conseils régionaux de Haute et Basse-Normandie.

“L’efficacité du gouvernement, je ne la vois pas“, a affirmé M. Fabius, s’en prenant au discours officiel sur la flambée des prix.

Selon lui, “François Fillon est un homme habile, non pas pour gouverner, mais pour présenter. S’il est populaire, ce n’est pas pour ce qu’il fait, c’est pour ce qu’il ne fait pas“.

” Il y a une solidarité totale entre le président de la République et le Premier ministre. M. Sarkozy a décidé, M. Fillon a appliqué“, a poursuivi l’ex-Premier ministre en prenant l’exemple des franchises médicales, du “refus d’augmenter le SMIC” et de la fermeture de tribunaux.

” Il n’y a pas de différences entre eux. C’est UMP et UMP. Sarkozy est l’exécutif, Fillon est l’exécutant“, a-t-il conclu sur ce point, réfutant “la thèse du découplage “.

M. Fabius a aussi combattu “la dépolitisation” du scrutin municipal à laquelle s’essaye la droite.

” Le jour où le ministère de l’Intérieur annoncera les résultats, si, partout où il n’y a pas le sigle UMP (sur le matériel de campagne, ndlr) il décide qu’ils sont +sans étiquette+, la colonne +sans étiquette+ va grimper par rapport à la dernière fois ! “, a-t-il raillé.

Devant plus de 1.500 personnes, le député de Seine-Maritime s’est montré prudent sur l’issue des scrutins des 9 et 16 mars, en raison de “l’inconnue” de la participation. Il a demandé aux militants d’”expliquer inlassablement” aux électeurs que, selon qu’ils voteront ou pas, “une partie de leur vie changera” ou non.

“Il y a une nécessité, une action d’intérêt général à sortir le carton jaune. C’est à notre portée“, a-t-il dit.

Répondant à François Fillon qui avait affirmé le même jour à Blois que les socialistes n’avaient “pas de programme“, Laurent Fabius a affirmé que les socialistes “avancent des projets“. “Des projets de solidarité - PS signifie aussi projets de solidarité - et pour construire l’avenir“.

“Nous avons des propositions. Là où François Fillon dit qu’il n’y a pas de propositions, c’est en fait que nos propositions ne sont pas du tout celles du gouvernement“, a-t-il appuyé.